Vos réactions

Je n'arrive pas à y croire !

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Gerry Pagé
Envoyé Le dimanche 23 novembre 2008 12:00



Sous l'ingouvernance de l'incolore transfuge Jean Charest, les figurines politiques sont définitivement devenus les estafettes et pantins, les girouettes et commissionnaires du pouvoir monétaire des riches et des artificiers du pouvoir extrême des grands capitaux mondialisateurs, royalement effoirés dans leurs mafieuses loggias où s'entassent les «loose cannons» transfrontaliers de l'émergence des capiteux. Dans ce nouveau cadre d'alliances intangibles du nouveau millénaire, un monde asexué de «personnages marionnettes aux verbalismes les plus obscurantiste», les électeurs sont devenus des pions sur l'échiquier québécois, pions que les grands joueurs médiatiques mettent échec et mat, à volonté, suivant les nouvelles tolérances de la tricherie et des tripotages devenus lois, suivant les diktats des «transgenres du gouvernementalisme» ces mandataires des courants financiers, des récessions économiques postiches et des crashes financiers artificieux contre lesquels ils sont immunisés (ce à quoi sert l'immunité) et pour lesquels ils sont impunissables (ce à quoi sert l'impunité, ce javellisant de l'imputabilité). Seuls quelques tartampions ont fait les frais du cinéma des politiques tripoteurs et faussaires, autant aux USA qu'à Norbourg et qu'aux sous-sols de la Grosse Caisse Québécoise de Dépôt et du «déplacement de nos acquis» dont le jeu secret des transactions chipoteuses est programmé de façon à multiplier les transfères de faux fonds à faux fonds,dans la sacoche blindée de Notre-Dame de la Faillite Nationale du Québec.

Qu'à cela ne tienne ! Tout ce que les «agents» des médias disent et écrivent, à l'heure actuelle, vient des influx du mixte des connivences « COMMANDITÉS / COMMANDITAIRES». Ces capiteux amalgames alliantistes auxquels sont ficelés les chroniqueurs-sondeurs qui tiennent pour acquis que Jean Charest sera à la tête d'un prochain gouvernement majoritaire, déchiquettent l'opinion publique, endiguent ses courants, exploitent toutes les forces du divisionnisme et orienteront finalement (espèrent-ils) la votation dans le sens de leurs commandes et des intérêts de leurs investissements collusionnistes bassement consentis.

C'est effectivement au lendemain du 8 décembre prochain, plus précisément le 9 décembre 2008, que l'électorat québécois reverrait le Jean Charest 2003-2008, insolent, arrogant, snob et hautain, démaquillé et débarrassé de tous les masques et costumes de sa parade électoraliste, mise en scène par John Parisella. Parade qui, d'ailleurs n'a porté, en définitive, que sur les erreurs passées des partis d'Opposition, la mise en scène de Parisella n'ayant d'objectif que celui de cacher le vrai Charest.

C'est probablement ce que le chronomètre médiatique de la campagne libérale, Michel David, nous annonçait, sous le titre LE DÉBUT DE LA FIN, dans l'édition du quotidien Le Devoir du mercredi 19 novembre 2008. J'ai la ferme conviction qu'à compter du 9 décembre de cette année jubilaire du 400e anniversaire de la construction collective de notre singulière distinction et de la recherche collective de notre identité nationale, un Québec bleu délavé de Jean Charest serait sous la tutelle du Canada bleu foncé de Stephen Harper. Ce serait le début officiel de la fin du «rêve québécois» et l'impensable effondrement de notre fierté de bâtisseurs.

Si tel devait donc être le résultat, force nous serait alors de décorer nos maisons, avec les sapins noirs qui inondent (comme par hasard) le marché du Noël de notre noire morosité 2008. C'est donc avec une certaine abnégation et un abandon certain dont le retour était inimaginable, en 2008, qu'il nous faudrait accepter de repartager les petits pains et les miettes que les pachas laisseraient gracieusement traîner derrière leurs bombances sectaires, à l'intention de la plèbe qui se serait agenouillée devant eux et qui, écrasée sous leur passage, devrait s'intégrer aux macadams de la «petite vie québécoise» et se dissimuler en nids de poules de la «petite patrie» du misérabilisme de ceux et de celles qui abdiquent?

Je n'arrive pas encore à y croire. Obstinément incrédule, face à un tel scénario débilitant et surréaliste, on verra, le 25 novembre qui vient (étape cruciale) et le 8 décembre qui s'en vient (étape décisive). On verra! On verra si c'est toujours vrai que «lorsqu'il pleut sur le curé, ça dégoûte sur les vicaires» dit-on dans mon coin de pays ...

Gerry Pagé
Ville de Québec

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com