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l'insupportable comédie politique du chef libéral

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Jean Pierre Bouchard
Envoyé Le samedi 22 novembre 2008 19:00



J.M.Francoeur a raison. Je suis allé à Québec cet été et le travail de dépolitisation qui a été fait avec le 400ème de Québec est pratiquement total. Par le type d'événements et par l'affichage, l'histoire de la fondation de Québec tout comme le bleu et le blanc du fleurdelysé québécois ont été passés sous silence. Cette opération très politique de réduction au silence de l'identité québécoise est le fruit d'une triple collaboration entre le gouvernement Harper, celui très provincial de Charest et l'administration municipale de Régis Lebeaume. Donc par effet de déduction, vous visez juste, monsieur Descôteaux, J.Charest s'est comporté en acteur de soutien dans le but de jouer le rôle d'un nationaliste face à Harper pendant la campagne fédérale.

C'est une farce puisque cette volonté politique de défendre l'identité québécoise s'est révélé nulle pendant les célébrations officielles du 400ème, parce que seul le Moulin à images de Robert Lepage a su essentiellement donner un sens au 400ème anniversaire de Québec, première ville et berceau de l'Amérique française. Le créateur ici par sa réputation a pu mettre en valeur son talent.

Et puis sous un autre registre, toutes ces nouvelles promesses durant la campagne actuelle de la part du pire premier ministre rencontré depuis J.J.Bertrand qui faits éprouvés s'est avéré incapable de mettre en application celles de 2003. Il faut bien dire que c'est plus que du cynisme c'est de la grossière indécence politique de la part du chef libéral.

John James Charest est un acteur et rien d'autre.

Par ailleurs. Après deux échecs électoraux majeurs de son parti, la cheffe du Parti Québécois est probablement consciente que la tolérance pour les politiciens qui ne respectent pas leurs engagements est égale à zéro. C'est pourquoi donc, si on tente de se donner une chance pour une alternance gouvernementale, il faut accorder celle que demande Pauline Marois.

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