À voir à la télévision le samedi 22 novembre - Le beau captif
Mots clés : Steven Soderbergh, Cinéma, États-Unis (pays)
Quand, quelque part en 2001, le cinéaste américain Steven Soderbergh a osé annoncer qu'il tournerait (commettrait) une nouvelle adaptation du roman Solaris, de Stanislaw Lem, tout le monde, et son voisin, s'est empressé de hurler à l'hérésie. Solaris, refait? On ne respecte donc plus rien? Scandale! Honte à Hollywood! Et bien d'autres hauts cris du même genre.
Un psychologue qui ne se remet pas du décès de son épouse accepte de se rendre dans une station spatiale afin d'y examiner les membres de l'équipage, qui ont des comportements de plus en plus déconcertants. À son grand désarroi, le visiteur est confronté sur place aux manifestations bien tangibles de sa chère défunte. Phénomène surnaturel? Folie? Le récit laisse le champ libre à différentes interprétations.
Oeuvre languide à l'esthétisme raffiné, Solaris jouit d'une mise en scène fluide, d'une direction photo admirable et d'un montage très efficace. Sous différents pseudonymes, Soderbergh est responsable des trois, ainsi que du scénario. Rayon interprétation, George Clooney propose un jeu intériorisé, mélancolique; ses traits avantageux mais ici fatigués trahissent une indé-niable tristesse. Un film hanté, littéralement.
Cinéma / Solaris - Ztélé, 22h

