Vos réactions

Quand l'ignorance se dit informée

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Nicolas Rémillard-Tessier (pirate644@hotmail.com)
Envoyé Le dimanche 23 novembre 2008 20:00



Je ne sais pas d'où vous prenez vos informations, mais j'aimerais vous démontrer qu'elles sont erronées. Quand on ne sait pas de quoi il est question, on évite de se prononcer, qui plus est avec des stéréotypes et des arguments vides.

Québec solidaire n'est pas un parti ami des terroristes internationaux. Je ne sais pas d'où vous prenez ça, mais cette accusation est grossière et sans fondement. D'autant plus qu'elle est réactionaire.

Gogauche est un mot employé par tous les argumentaires vides de sens, comme si ce mot en soit signifiait une une réalité incontournable. Il y a aussi le dogme de la droite, cher M. Trudel que même l'un de ses défenseurs les plus ardus a dû remettre en question en injectant 700 milliards de dollars dans l'économie de son pays. Je parle de Bush. Il y a Keynes qui a marqué au moins 40 ans d'économie contemporaire et qu'on ne peut qualifier de gogauche. Il y Smith et Locke et d'autres des Lumières qui adoptaient pratiquement un discours centriste (si on se donne la peine de lire plus que "la main invisible" ou "la propriété privée" pour s'appercevoir qu'ils parlaient aussi d'une morale philanthropique et de redistribution de la richesse, quoique différente à celle d'aujourd'hui). Nos contemporains n'en ont retenus que "la main invisible" et la non intervention de l'État, ce qui a jeté les bases du libéralisme. À l'époque où ces traités ont été rédigés, l'État tel que nous le connaissons n'était qu'une ébauche.

Alors quand vous parlez de gogauche, vous feriez bien d'avoir à l'esprit que la droit aussi est marquée par une utopie. Soit la gauche est une utopie, je vous l'accorde, mais la droite voulant la terre soit plate et que l'économie s'autorégule d'elle même, ou encore que les citoyens sont tojours capables de prendre les meilleures décisions, relève tout autant de l'utopie. Et l'utopie mène à l'action tout comme le rêve et entraîne la société vers ceux-ci, pas à ceux-ci nécessairement, mais vers ceux-ci.

Pour les mauvaises décisions des environnementalistes, je vais détruires vos arguments l'un après l'autre.

Réchauffement climatique: allez vérifier toutes les revues scientifiques (pas celles financées par Exxon), tous les plans de tous les gouvernements, vérifiez les différences de réchauffement entre les dernières périodes de changement climatique et revenez sur ce blogue si vous vous sentez encore d'attaque pour affirmer que l'humain n'en est pas en grande partie responsable. Dois-je vous dire adieu?

Les fluo-compacte sont un essai, les écologiste ne tentent pas de dire que tout ce qui se dit écologique l'est réellement. Les fluoro-compactes ont malgré tout un meilleur potentiel écologique que les ampoules régulières, car elle consomment moins d'énergie. Ici au Québec, l'hydroélectricité amoindrie leur potentiel écologique, mais allez au États-Unis, avec la ruée vers le charbon, et comparez.

L'éthanol fait à partir de "résidus" végétaux est ce que poussent les écologistes, pas celui fait à partir de maïs OGM que les États-Unis sont incapables de vendre à l'étranger. De plus, l'augmentation du prix du ¨maïs pousse les agriculteurs à défricher et à faire une monoculture néfaste pour l'environnement. Cet éthanol est néfaste. Celui qu'on peut obtenir avec les résidus de coupe de bois, les déchets organiques ménagers ou tout autre résidu indésirable a un bilan écologique plus que positif.

Le recyclage n'a jamais été une solution écologique viable et ne le sera jamais. C'était plus un "en attendant". La véritable option est de moins consommer de plastique, de métal ou de papier. Si tous en consomment de plus en plus, le recyclage ne fera pas de miracles.

Maintenant, retournez faire vos lectures et vos recherches.

Nicolas Rémillard-Tessier
Candidat du PVQ dans Acadie - 2007 et 2008

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com