Les verts promettent des milliards pour les transports en commun

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Marco Bélair-Cirino
Édition du vendredi 21 novembre 2008

Mots clés : Transports en commun, Parti vert du Québec, Transport, Élection, Québec (province)

Le Parti vert du Québec promet d'injecter 40 milliards de dollars dans les transports en commun au cours des 20 prochaines années.

Environ 15,5 milliards serviraient à financer la création d'un vaste réseau de lignes de tramway à Montréal et l'implantation de lignes à Québec, à Laval, sur la Rive-Sud de Montréal, à Gatineau et à Sherbrooke. Le chef du Parti vert du Québec (PVQ) et le porte-parole du parti en matière de Transports, Guy Rainville et Xavier Daxhelet, promettent aussi de relier les villes de Montréal et de Québec par un train à grande vitesse. Ils évaluent à 10 milliards le coût de sa mise en service.

Le PVQ entend d'autre part couper de moitié les titres de transport collectif, développer le réseau ferroviaire québécois et accroître l'offre des services interurbains d'autobus. Les verts ont fixé l'objectif de réduire du tiers les émissions de gaz à effet de serre liées au transport routier de personnes.

Depuis Les Méchins en Gaspésie, la présidente et chef de la direction de Groupe Maritime Verreault, Denise Verreault, a profité du point de presse des verts, hier, pour vanter les mérites du transport maritime.

En entrevue téléphonique au Devoir, Mme Verreault a par la suite précisé l'objet de son intervention téléphonique. «Je n'ai pas dit que je ne supportais pas [les verts], mais je ne suis pas impliquée, d'aucune façon, a dit Denise Verreault. J'ai expliqué la problématique du domaine maritime, comme je le fais depuis 26 ans.»

Elle a par ailleurs fait une charge à fond de train contre les politiques. Denise Verreault presse les politiques de passer de la parole aux actes quand ils abordent la problématique du développement des régions. «Plus ils en parlent, moins ils en font. C'est un peu comme s'ils nous hypnotisaient», dit-elle. L'entrepreneure demande au gouvernement d'appliquer une vigoureuse politique d'occupation du territoire, notamment en misant sur l'agriculture et sur la transformation des ressources naturelles locales au Québec.

Les partis politiques québécois auront fort à faire d'ici le jour du scrutin pour convaincre Mme Verreault de la sincérité de leur démarche. «Ça devient fou. Je devrais me la fermer. Je me suis tellement fait taper sur la tête. Vous pensez que je n'y goûte pas, avec les politiciens? La totale. Pourquoi? Parce que je ne les appuie pas», a-t-elle lancé.


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