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Voter stratégique ou ne pas voter - logique ?
Jadis, en effet, lorsqu'il était difficile ou interdit de voter et que voter pouvait changer le cours des événements, bien sûr qu'alors c'était ce qu'il fallait faire - voter. Mais aujourd'hui, c'est tout au contraire ne pas voter, à la fois individuellement et collectivement, massivement, qui, en certains cas, peut amener choses ou gens à changer.
Les élections déclenchées abusivement pour le 8 décembre prochain représentent une occasion en or d'agir rationnellement face à cette imposture évidente.
S'il y avait une «alternative» (comprendre un PM en puissance prometteur assorti d'un parti-équipe avec programme d'égale valeur), le plus simple et le plus logique serait de tout bonnement aller voter en ce sens. Mais, là, la chose semble loin d'être évidente à cet égard (e.g. au départ une PM ne parlant pas convenablement anglais, dans un pays majoritairement anglais faisant partie d'un Monde anglicisé ou dont l'anglais est LA langue de communication par excellence, est-ce que «ça se peut»?).
Voilà pourquoi LE Choix le plus logique et cohérent, le plus mature et conséquent, le 8 décembre prochain, semble être de s'abstenir de voter. Afin de faire savoir...
D'aucuns, certes, arguent que ce "gambling" de petite politique ou de petit(s) politicien(s), si PM Charest ne l'eut fait, ce sont les partis d'opposition qui l'eussent fait quelques mois plus tard. Et pis? Est-ce à dire que jamais personne ne devrait s'aviser de faire mieux que ce que font les pires? Voyons donc! Le monde n'eût jamais évolué, s'il en était ainsi. Jamais Obama ne serait devenu président, si on devait toujours s'agripper ainsi au(x) plus médiocre(s).
Un vrai PM ou un PM vrai, un PM homme d'État véritable, capable de la moindre transcendance et désireux de laisser un héritage ou un nom dans l'Histoire, n'y parviendra pas à s'adonnant à toutes les petites magouilles possibles de l'heure. Mais bien au contraire en s'élevant au-dessus de pareille bassesse, petitesse ou médiocrité. (Même au risque de défaite). Car ainsi et ainsi seulement peut-on dire a posteriori de tels décideurs qu'ils en [aur]ont été de Grands. Dépassant le commun des mortels. Sinon, ils sont ou font comme Charest vient d'être et de faire cette fois-ci encore : misérable(s) ou bien bien bien petit(s)...
