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Le poids des mots

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Pierre Marcotte
Envoyé Le jeudi 20 novembre 2008 12:00



Monsieur Archambault, c'est à votre tour de me faire vomir avec vos diatribes. De faire le rapprochement entre des Québécois francophones et des nazis, c'est faire preuve de plus de haine et d'intolérance que n'importe quel texte de la SSJB. La bataille pour le français doit se faire sur TOUS les fronts: éducation, économie, culture, sciences et bien sûr, la santé. Je vous souhaite presque de tomber malade pour aller vous faire soigner par un médecin et des infirmières qui non seulement ne vous comprennent pas, mais ne font aucun effort pour vous comprendre. Bien sûr, une langue est un outil de communication avant tout. La richesse d'un peuple et de sa culture passe cependant par sa langue. Je ne suis pas américain ni canadien, je me considère Québécois, comme des millions d'autres.

Si jamais le jour arrive où la culture française disparaît, que notre identité se résume à des enregistrements sur DVD au musée et que notre litérature accumule la poussière au fond d'un entrepôt, vous pourrez vous gonfler le torse en proclamant haut et fort : "I did this !"

Le Québec se fait taper sur la tête depuis la conquête et on accepte tout sans broncher, mais dès que nous voulons garantir un tant soit peu notre existence, plusieurs d'entre nous deviennent bourreaux eux aussi. Suffit, l'autoflagellation !

Les anglophones comptent pour environ 12% de la population du Québec. Si chaque méga-hôpital reçoit le même budget (vous diriez que c'est démocratique, n'est-ce pas ?), le pro-rata du financement des anglophones devient 8.3 fois plus élevé que celui des francophones ! Belle démocratie !

Se tenir debout n'est pas écraser l'autre. S'affirmer soi-même n'est pas dénigrer l'autre. Vive le Québec français.

Pierre Marcotte
dr_fleau@lycos.com
www.batirquebec.blogspot.com

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