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Il en faut lecteurs de la résistance et de la résilience
Et même dans le pire des scénarios qui destine le PQ à l'opposition, il faut vous rappelez tous que cette opposition doit être la plus forte possible. Le PQ doit monter à 34 ou 35% afin de réussir à faire élire 53 à 57 députés. Ce résultat procurerait une petite majorité dans les 60 sièges à Charest. La défaite même si envisagée ne doit jamais être considéré comme une réalité absolue. Avec des résultats de sondages si positifs, il n'est pas dit que la suffisance naturelle du chef libéral ne le contraindra pas à faire des erreurs. Et puis Dumont et Marois peuvent jouer maintenant sur le danger de l'abus de pouvoir qui résulterait d'une majorité libérale. Là maintenant, il faut cesser de jouer le jeu des médias corporatifs que Le Devoir maintenant semble vouloir rejoindre. Il faut appuyer les partis d'opposition de la dernière assemblée. L'ADQ doit remonter autour de 2 à 3%, le PQ, 2 à 3% également. Cette alchimie de remontée des deux partis pourrait causer des surprises à Charest et c'est mathématiquement possible.
Il va de soi que le PQ connaît des problèmes d'identité et que l'ADQ a manqué de cohérence. Mais attention là dans ce système électoral uninominal, nous n'avons pas le choix en tant qu'opposants aux libéraux d'appuyer toujours le PQ et l'ADQ. Parce que cette majorité libérale, rappelons nous bien que la majeure partie des Québécois francophones n'en veulent pas. La première chose donc à ne pas faire c'est de rester chez soi et de contribuer ainsi par son inertie coupable à l'élection de 77 à 85 députés libéraux.
