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Du pareil au même...

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Pierre Marcotte
Envoyé Le mercredi 19 novembre 2008 12:00



Extrait de mon blogue www.batirquebec.blogspot.com

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« Lorsque deux hommes ont les mêmes idées, seulement l'un d'eux réfléchit. » Cette citation de Lyndon Johnson reflète bien ce qui se passe sur la scène politique présentement, en égards à Pauline Marois et John James Charest. Les deux chefs de parti ont des idées tellement semblables qu'on jurerait qu'il se sont consultés pour faire du surplace. On arguera que l'un ne fait que copier sur l'autre, mais lorsque deux partis politiques, à la base si différents, peuvent avoir des programmes électoraux si semblables qu'ils sont interchangeables, il y a occasion de regarder la situation de plus près.

Est-ce Johnny Cherry qui usurpe les concepts gauchistes de Mario ? ou de Marois ?
Est-ce Pauline qui tente de charmer la clique économique polyglottique ?

Cette élection n'était pas voulue par la population, Johnny n'étant en service que depuis 18 mois. On sortait à peine d'un tour de piste fédéral, où les Québécois ont claqué la porte à une majorité conservatrice. Depuis deux ans on entend glousser nos voisins du sud, occupés qu'ils sont à choisir qui va avoir l'insigne honneur de s'asseoir sur le trône de George War Bush et ramasser 900 milliards de pots cassés. Si Johnny voulait vraiment régler la crise économique qui frappe à la porte, il aurait très bien pu retrousser ses manches et travailler avec l'opposition, qui lui avaient assurés leurs appuis. À la place, il a décidé de dépenser $2,2 millions par jour pour -espère-t-il - se faire donner un mandat majoritaire. Si on se fie à son historique de gouvernance, on peut être certain qu'il utiliserait ce mandat pour graisser la patte de ses amis Desmarais de Power Corporation, favoriser économiquement ses amis anglophones de Montréal, et probablement dédommager un peu les transfuges adéquistes pour leurs informations internes, à laquelle Johnny n'avait pas accès avant.

Petit calcul rapide. Déficit accumulé selon le vérificateur du gouvernement du Québec : $5,8 milliards. Surplus budgétaire annoncé par la véritordeuse Jérôme-Forget : $2,3 milliards. Total : $8,1 milliards.
Somme allouée prévue l'an prochain par la péréquation : $8,4 milliards. MAGIE ! Disparu, le déficit ! Bonjour, surplus ! Sauf que c'est l'argent de l'an prochain, calculé avant que l'Ontario ne réclame son chèque fédéral lui aussi.

Pauline Marois tente tant bien que mal de raviver la flamme nationale des Québécois, mais ne réussit pas du tout. Ce n'est pas difficile à comprendre. Les Québécois peuvent-ils être fiers de Pauline ? Elle a repoussé du revers de la main l'agenda souverainiste, propose des choses vieilles de 10 ans, suggère ENCORE de renforcer l'enseignement de la langue english au lieu du français, des places de plus en service de garde, plus d'argent pour les hôpitaux (même celui, anglophone, de McGill), plus d'argent dans les écoles, bref, rien de bien différent du programme de son adversaire libéral. Sommes-nous fier de Johnny ? Pas du tout. Alors....
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Sans être une analyse complète de la situation, je crois que ma position représente les opinions d'un groupe de citoyens frustrés des partis actuels. Une crise économique ne peut être que temporaire et nous devons mettre nos énergies à bâtir notre pays à moyen et long terme, au lieu de s'attarder à chaque petite bosse sur la route.

John James Charest a fait assez de dommages depuis 2003, Pauline Marois fait honte à la cause souverainiste, et Mario Dumont passe son temps à courir derrière les ambulances. Foutu automne !

Dr Fléau (dr_fleau@lycos.com)

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