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Bravo MM. Racle et Pageau

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Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Envoyé Le mercredi 19 novembre 2008 11:00



Je tiens à féliciter M. Gabriel Racle pour son EXCELLENT article creusant cet état de fait de la non-participation.
Il nous décrit, sans pour autant dire que tout est dit, les causes possibles et logiques de l'absence de participation lors des journées de votation.
Pourquoi donc tant de désintéressement, de dépolitisation?

L'idée de l'élection à date fixe semble une excellente solution à ce grave problème.

Pour redonner le goût à la politique et surtout pour ragaillardir notre démocratie en perte de vitesse, il y a aussi ce quatrième pouvoir désolant.
Si nos journalistes poussaient un peu plus le débat vers une plus grande profondeur, au lieu de s'attarder aux éternels sondages, aux belles images ainsi qu'aux inévitables crocs-en-jambe, sans oublier les slogans poétiques et les calembours puérils, peut-être que la population franchirait le degré de politisation imposé par les animateurs de radio poubelles.

Il n'y a pas que les radios poubelles, il y a aussi les journaux poubelles.
Il est bien difficile de trouver de la profondeur et un discours « surprenant » à travers les nombreuses chroniques et couvertures de conférence de presse, là où la moindre grimace est rapportée et où la nouvelle ne dépasse pas souvent (j'oserais dire: jamais) la grimace.

Il est désolant (et d'une certaine façon, rassurant) de constater que les meilleurs articles ne sont pas le lot des journalistes « professionnels » du Devoir. Les commentaires recèlent souvent, bien souvent hélas, bien plus de fond que les écrits superficiels et clichés de ceux qui ont ce quatrième pouvoir entre les mains.

Le constat de M. Pageau est très pertinent.

Le journalisme est un métier qui consiste à présenter la réalité et à confronter les paroles pour que le lecteur puisse tirer ses propres conclusions.

C'est un métier bien difficile. Il s'agit de présenter les faits sans les colorer par son opinion ni ses convictions.

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Pour ceux qui sont blasés par la politique et qui se disent que tout est corrompu et que les politiciens sont tous pareils, je vous propose d'essayer de voter massivement.
Oui, sortez de chez vous malgré votre défaitisme devant la possibilité de changement et ayez l'audace de voter pour un parti nouveau, un parti battu d'avance dans votre opinion. Opinion, en bonne partie, imposée par les médias.
Oui, n'annulez pas votre vote, servez-vous de votre pouvoir pour mêler les cartes et voter massivement pour ces fous, ces idéalistes, ces irréalistes, ces gogauchistes, ces socialistes et tout ce que vous voulez. Bref, votez pour ces possibles empêcheurs de tourner en rond, oui votez pour les solitaires Québec Solidaire.
Pourquoi pas?

Vous connaissez les libéraux, leurs intérêts.
Vous connaissez les péquistes qui tournent en rond depuis un moment à ne pas savoir où trop se brancher, à gauche, à droite, au centre, au Québec indépendant avec le Canada.
Vous connaissez la puérilité, l'incapacité d'être adulte de celui qui cherche le bon filon électoral dans le fond des poubelles des radios du même nom.
Vous connaissez bien ce roi du calembour et de la chansonnette.

Mais vous ne connaissez pas ces fous de Québec Solidaire.
Peut-être aurions-nous avantage à mieux les connaître, à mieux les écouter et même à les essayer.
Il ne faut pas avoir peur du changement.
Qui ne risque rien n'a rien et jusqu'à maintenant, au Québec, le risque...
On a l'air d'une bande de poules mouillées. On gueule fort, mais on fait dans son froc juste à l'idée d'essayer.

Voyons, faisons rougir les sondeurs et les grands analystes de sondage et sortons massivement voter pour Québec Solidaire.

Bon, on va encore me traiter d'idiot, de naïf et d'épais!
Et on va encore se retrouver avec Charest et le même cirque parlementaire.

Serge Charbonneau
Québec


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