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Le malheur d'être une femme...même en 2008
C'est avec étonnement que j'ai pris connaissance de votre éditorial de ce matin. Vous nous avez habitués à plus de nuances que cela. C'est très facile onze ans après les faits, de dire ce qui aurait dû être fait, comme baliser les prises de retraite, pour éviter l'hémorraghie que nous avons connue. C'est aussi facile de blâmer celle qui était à l'époque ministre de la santé mais, je crois que tout ministre qui devait affronter Lucien Bouchard sur le sujet du déficit zéro, et ça devait être encore pire pour une femme, se butait à un mur.
Je commence à penser que l'on s'acharne sur Pauline Marois qui aspire à devenir première femme Première ministre du Québec simplement parce qu'elle est une femme. Je croyais que nous avions évolué....On revient toujours sur une décision du PQ qui date de 1997 comme étant LA responsable de l'état actuel de notre système de santé. Étrange, on ne revient pas sur la décision de Jean Charest qui ayant réussi à obtenir des transferts fédéraux supplémentaires pour la santé et l'éducation, a préféré utiliser cet argent pour baisser les impôts, facilitant sa réélection en 2007. Jean Charest a eu cinq ans et demi pour remettre le système de santé sur les rails et il s'y était engagé. Comment se fait-il qu'au lieu d'interroger la gestion libérale des derniers années, après tout, c'est Jean Charest qui devrait être questionné sur son bilan, vous vous en preniez à Pauline Marois qui a le courage de dire la vérité.
Votre texte me déconcerte car il peut ébranler des indécis, compte tenu des accusations que vous y faites et pourtant, il nous faudrait tellement nous libérer de Jean Charest et des libéraux qui ne désirent rien de moins que de démanteler les services publics, surtout en santé, pour confier le tout à leurs amis propriétaires et actionnaires de cliniques et de compagnies qui voudraient nous faire retourner cinquante ans en arrière.
