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Puisqu'il faut identifier des irresponsables...

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Jean Desjardins
Envoyé Le mardi 18 novembre 2008 09:00



Puisqu'il faut identifier des irresponsables, je crois qu'on en oublie un, et de taille, l'ineffable Jean Charest.

En effet, comment ce sinistre personnage peut-il ramener le débat concernant le redressement du secteur de la Santé à une décision purement ponctuelle de madame Marois en 1997 alors que la conjoncture qui prévalait à l'époque débordait très largement ce cadre. Faut être résolument taré pour ne pas reconnaître que le Québec était au bord de la faillite à ce moment-là et que cette situation désastreuse pour le Québec avait été créée par divers gouvernements successifs irresponsables, dont le Parti Libéral du Québec... Dire que ce clown fabriqué prétend être celui qui est le plus compétent pour faire face à une grave crise économique ! J'ai bien hâte de voir comment il gèrera une crise économique de l'envergure de celle à laquelle on fait face présentement avec son approche à la pièce et à la p'tite semaine. L'économie, ça ne se gère pas avec des slogans vides et des images virtuelles ! C'est aussi cela l'arrogance et l'irresponsabilité de Jean Charest , avec des conséquences qui risquent d'être beaucoup plus considérables et même catastrophiques pour le Québec, dans un horizon trop proche, malheureusement.

Pour revenir à la crise de 1997, il fallait trouver une voie de sortie au risque de décote du Québec en raison de son déficit et de sa situation financière catastrophique. Le choix qu'a fait le Parti Québécois à l'époque a été jugé adéquat par l'ensemble de la communauté québécoise et les milieux financiers ainsi que par tous les partis politiques, y compris par le Parti Libéral du Québec... À cet égard, on consultera l'éditorial d'aujourd'hui d'André Pratte (le monde à l'envers, quoi !!!) qui donne une image beaucoup plus exacte de ce contexte de 1997 que ce que vous avez réussi à dessiner dans votre chronique d'aujourd'hui, monsieur le chroniqueur. Ne vous en déplaise.

Là où je vous rejoins, cependant, c'est quand vous vous questionnez sur la manière maladroite de madame Marois de se situer en 2008, par rapport à ce dossier. Je ne sais pas si c'est elle ou ses conseillers qui imaginent ses stratégies de communication et la tournure de ses réponses mais, le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait amateur en titi ! À quand, un John Parisella au PQ, puisque, si je comprends bien, c'est l'image qui compte pour les médias et l'électorat, finalement ?

Bref, plus ça change, plus c'est pareil. On fait face au 'look' érigé en système. Au train où va cette campagne électorale sans contenu, soufflée, fade et sans horizon, bientôt, il ne nous restera finalement qu'à dénoncer haut et fort le vide absolu de notre système politique actuel et la complaisance des partis traditionnels en lice en regard de ce système anémique et inefficace. Pour ceux et celles qui jugeaient cette campagne électorale inutile, celle-ci aura au moins l'avantage d'illustrer jusqu'à quel point le Québec s'approche du fond du baril de la chose politique...

Misère !

Jean Desjardins

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