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La sirène des médias ne trompe pas Gerry Pagé et autres blogueurs

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Jean Pierre Bouchard
Envoyé Le samedi 15 novembre 2008 18:00



Pour une rare fois en complet accord avec vous G.Pagé, vos formules et métaphores vibrantes parfois outrancières ou parfois adéquates sonnent juste pour dénoncer cette sordide complicité de médias qui sont devenus depuis trop longtemps les courroies de transmission du pouvoir libéral fédéral comme provincial au Québec comme au Canada.

À ce titre, nous ne dirons jamais assez notre honte de voir chaque jour à l'oeuvre le retour d'ascenseur qui se fait entre les journalistes de La Presse et du Soleil avec Radio Canada. Cet étalage de promiscuité journalistique que nous garantit l'entente secrète entre Gesca et Radio Canada depuis sept ans n'est ni plus ni moins qu'une disgrâce du journalisme réduit au Québec à une fonction de propagandisme que n'aurait pas renié un commissaire soviétique.

Évidemment en l'occurrence que le sondage de Gesca d'aujourd'hui n'a pas tant une fonction informative qu'une fonction de manipulation de l'opinion. Le sondage en soi est un jeu susceptible de toutes les usurpations. Le ton et la façon qu'on pose les questions n'est pas sans incidence. Poser une question par exemple sur les mérites d'un gouvernement majoritaire induit nécessairement une réponse positive. Poser une question sur la popularité d'un gouvernement sans poser des sous questions sur les différentes politiques de ce gouvernement induit probablement une réponse en terme de satisfaction. Et ce dernier point concerne toutes les maisons de sondage qui ne cessent de se faire bafouer dans leurs prédictions par des gouvernements défaits prétendument populaires.

À quoi d'autre s'attendre donc de la machine partisane, de la machine de guerre totale de Gesca qui probable se fantasme sous forme de solution finale contre tout ce qui ne ressemble pas au monde égoïste, crépusculaire et féodal bourgeois de la famille Desmarais. La Presse et sa sous succursale radio canadienne ne rêve fondamentalement que d'une chose que de voir partout des partis rouges au pouvoir à Ottawa, à Québec et à Montréal. L'inepte Gérard Tremblay jouant déjà son rôle dans notre métropole anglaise attendant que John James Charest soit assuré de nous infliger ses sévices durablement pour un autre cinq ans bien sonnant, bien éprouvant et bien long.

Mais de ce côté rien n'est encore sûr. Il n'est pas dit que paradoxalement en voyant l'horreur de ce sondage capable d'effrayer des adultes vaccinés que davantage encore que présentement, les Québécois comprendront de la nécessité de voter pour le Parti Québécois après cinq ans de relégation forcée dans la haute puis dans la basse opposition afin de procurer au Québec une nouvelle équipe gouvernementale obligatoire pour nettoyer le pays québécois de tant d'incurie gouvernementale libérale. Et qu'en outre tous ceux qui ne peuvent se résoudre d'appuyer ni péquistes ni libéraux n'ont qu'un choix soit celui de soutenir l'équipe adéquiste. Entendons nous bien, chaque électeur qui ne se rendra pas voter ou chaque électeur qui votera vert ou Q.S se trouvera à voter indirectement pour l'équipe très ordinaire de Charest.

Dénué d'un système électoral proportionnel mixte, mettre sa croix sur les cases des petits partis favorise le parti au pouvoir. Entre autres maux dont la Gouverneure générale, le système politique britannique nous inflige une vicieuse mathématique électorale qui contraint aux majorités démocratiques qui ne le sont pas vraiment. Dans ce cadre, il faut user de pragmatisme et ne pas s'illusionner sur un vote Q.S ou pour le Parti Vert qui n'est que l'équivalent 100% sonnant d'un vote libéral.

Bref, dirais je, les médias jouent subtilement au big brother avec nous et il nous faut défendre l'idée sanitaire d'un vote stratégique anti Charest. L'insignifiance c'est aussi toxique.

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