Littérature - Traduire Cervantès, tripes et boyaux

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Vincent Roy
Édition du samedi 15 et du dimanche 16 novembre 2008

Mots clés : Traduction, Cervantès, Salon du livre de Montréal, Culture, Livre, Montréal, Québec (province)

Photo: Pedro Ruiz

Traduire Don Quichotte: une entreprise colossale et un pari fou. Car le roman «carnavalesque» de Cervantès pose, en effet, avec une particulière acuité, le dilemme classique de la traduction. Comme le dit Franz Rosenzweig cité par Paul Ricoeur dans Sur la traduction (Bayard, 2004), il s'agit de «servir deux maîtres: l'étranger dans son oeuvre, le lecteur dans son désir d'appropriation». Double sollicitation et, partant, double menace, double écueil: «deux risques symétriques de l'illisibilité et de l'ethnocentrisme», explique Jean-Raymond Fanlo dans l'introduction à sa nouvelle traduction du chef-d'oeuvre du manchot de Lépante -- et de ses Nouvelles exemplaires.

















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