L'efficacité énergétique est sans conteste une solution d'avenir mais elle ne pourra à elle seule répondre à la croissance de la demande en énergie. Pour l'heure, l'hydroélectricité et l'éolien sont les choix les plus logiques pour le Québec en raison du caractère durable et renouvelable de ces ressources. Échanger une rivière pour un lac n'est pas si terrible en soi. Si nous tournons le dos à l'hydroélectricité, il nous faudra remplacer cette énergie par le gaz, le pétrole ou le nucléaire. Les autres alternatives pour le moment ne sont pas dans la course. Le coût de l'énergie solaire par exemple est d'environ huit fois supérieur à celui de l'éolien en raison du faible rendement des cellules photovoltaïques (15%). Il faut investir massivement dans la recherche sur les énergies renouvelables mais en attendant...
Je comprends le point de vue des défenseurs de rivières. J'ose à peine imaginer ce qu'il serait advenu de la vallée de la Jacques Cartier si un certain projet de barrage avait vu le jour. Des choix difficiles s'imposent et il convient de bien soupeser « les pours et les contres » dans le choix des rivières à harnacher ; de bien évaluer la valeur patrimoniale des sites, des paysages et des usages autochtones et autres. Et le BAPE est la pour ça.
Ceci étant dit, vous avez tout à fait raison de dénoncer les tactiques antidémocratiques du gouvernement et d'Hydro-Québec et de questionner l'objectivité des commissaires. Cette manière de procéder s'apparente dangereusement à de la corruption et cela doit être dénoncé.