Je vis depuis deux mois comme bénévoles dans la région de Nyamata dans le sud-est du Rwanda, où les gens qu'on y a exilés à partir de 1959 (en espérant qu'ils en meurent!) n'ont survécu qu'en y coupant toute la forêt et en exterminant toute la faune (lions, léopards, etc). On ne peut blâmer les régions d'avoir la vue courte, elles ont faim, elles ont soif de reconnaissance sociale; mais ces gouvernements centraux à courts mandats et sans vision sont la vraie calamité. On veut vite son nom sur le plus gros bloc de béton, sans souci de qui ou de quoi se sera retrouvé dessous. La vie humaine fera-t-elle bientôt partie de la "biomasse" ? Alain Bertrand