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Il faut nous prendre en main!

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Lyse Lavallée
Envoyé Le mardi 11 novembre 2008 18:00



Avant qu'il ne soit trop tard.

Et tant qu'à donner dans les vieilles phrases célèbres, pourquoi pas "Québec sait faire"?

L'appropriation des ressources hydro-électriques au début des années 60 a été le moteur de l'éclosion de notre identité nationale et nous a propulsé sur la scène mondiale. En même temps, nous avons repris notre langue, notre culture en main pour éviter qu'elle ne se dissolve dans le reste de l'Amérique.

Depuis une quinzaine d'années, c'est la chute, le retour vers la noirceur, il me semble. Les leaders se sont succédé et semblent avoir de moins en moins de lustre. Par conséquent nous sommes devenus blasés.

C'est bien beau de crier haut et fort que nous sommes fiers de notre culture, mais nous sommes de moins en moins enclins à agir comme des gens fiers. À titre d'exemple, considérons la qualité de notre langue sur la toile, où c'est vraiment flagrant, mais aussi dans nos médias. La faute de la réforme? Pas sûre... Pourtant il s'en trouve encore du talent et du respect pour notre héritage, mais il faut creuser loin parfois pour s'en rendre compte. On peut observer la même chose au niveau de notre conscience environnementale. Le Québec a déjà été chef de file en termes de son approche écologique. Aujourd'hui on se félicite d'avoir le plus bas taux d'émission de GES du continent, mais en même temps, c'est ici qu'on en retrouve la plus forte progression. On se croit vert, alors assoyons-nous sur nos lauriers. Sur le plan social, le Québec a toujours eu une réputation d'ouverture. Au lendemain des travaux de la commission Bouchard-Taylor, je ne le crois plus. Pourtant, les choses ont déjà été bien différentes. J'en sais quelque chose, étant issue d'un mariage "croisé" avec un père québécois de souche (qu'on aime ou non l'expression) et une mère d'ascendance libanaise. Aujourd'hui je fais davantage l'objet de regards louches en révélant mes origines de la part de mes voisins de la grande ville de Québec que lorsque j'ai grandi dans mon patelin de Shawinigan.

Monsieur Archambeault l'énonce de façon très éloquente: à défaut de nous "grouiller le c**" collectif par nous-mêmes, nous avons besoin de leaders, de projets rassembleurs. On a beau vouloir construire des stades, ce n'est pas la notre richesse. Nous avons le savoir-faire, on peut faire preuve de créativité. Je pense entre autres à dépasser ce qu'on a pu faire avec nos ressources par le passé, l'avenir passe peut-être par le développement d'une économie verte. Ce n'est qu'une piste parmi tant d'autres...

Entretemps, je veux continuer à croire qu'on mérite mieux que ce que l'on a en termes d'options politiques. Malheureusement, c'en est fait de ces élections prochaines. Qui sait, peut-être la prochaine fois... parce qu'on a déjà su faire et qu'on peut encore se le prouver.

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