Vos réactions
A Monsieur Bousquet
J'ai fondé le PQ en 1968. A cette époque, le PQ était, toujours dans la mouvance du RIN, un parti indépendantiste. Voter pour ce parti voulait dire voter pour l'indépendance du Québec. Au fils des années, ce parti a subi plusieurs métamorphoses. J'ai abandonné ce parti après le référendum de 1980, avant tant d'autres, avant Parizeau et les autres...Et j'en suis fort aise. Car, 28 ans plus tard, l'indépendance n'est toujours pas réalisée et elle ne le sera jamais sous la conduite d'un chef à la sauce paulinienne. Pas plus qu'avec d'autres successeurs qui chausseront les mêmes bôtines.
Aujourd'hui,40 ans après la fondation du Parti de Lévesque, le PQ a renié sa propre cause. Il n'est plus indépendantiste. Il est confédéraliste. Il veut que le Québec prenne sa place dans LE CANADA. Ce sont les paroles mêmes de Bernard Landry. Je peux vous envoyer la référence, si vous la voulez.
Les indépendantistes ne souhaitent pas rester dans le CANADA Ils veulent un QUÉBEC INDÉPENDANT d'abord, s'alliant par la suite à des intérêts économiques qui peuvent venir de toute la planète.
Pauline Marois, que vous semblez adorer, a charcuté le programme de votre propre parti. Elle est le chef le plus anti-démocratique que le PQ ait eu.
Le congrès de juin 1995 avait adopté un programme officiel, accepté par les 1500 délégués présents. Sans les reconsulter, le chef actuel du PQ a balayé cela du revers de la main et a proposé, rien de moins que le retour à l'Union nationale, version moderne.
S'il vous plaît de voter pour ce parti, libre à vous. Un indépendantiste ne peut pas voter pour un parti qui veut rester dans nouvel aménagement confédéral.
Comme d'habitude, vous attaquez le messager. C'est votre choix et une certaine habitude que je crois déceler. Moi, je m'en tiens aux idées. C'est plus noble et moins dégradant. Je ne permets pas de juger les gens que je connais pas. Je ne les juge surtout pas par personnes interposées.Je critique les idées, en essayant d'être respectueux envers ceux qui les émettent.
