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L'ère des cachotteries

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Nestor TURCOTTE (euroenigma25@hotmail.com)
Envoyé Le mardi 11 novembre 2008 13:00



L'élection est devenue une querelle de gamins de fond de cour d'école du primaire. Les trois partis principaux ne parlent pas de leur plateforme électorale. Ils s'engueulent. Ils se lancent des noms. Ils s'insultent. Ils n'ont rien à dire. Et ils cultivent l'ère de la cachotterie. Car on ne sait toujours pas ce que feraient éventuellement ces partis, s'ils prenaient le pouvoir.

Le Plan Marois (voir le site du PQ) ressemble à la feuille de route de Boisclair. La plateforme de Mario Dumont? Autonomiste paraît-il. Mais, diable, quand va-t-il nous en parler? Le plan Charest? C'est à la goutte qu'on le divulgue. Comme si le peuple n'était pas capable de comprendre quelque chose de complexe.

Éducation: qui nous a mis dans la merde de la présente réforme scolaire, qui conduit nos jeunes à l'abrutissement, à l'ignorance, au décrochage et au pragmatisme sous toutes ses formes? Réponse: Pauline Marois. Qui a mis prématurément des milliers d'enseignants à la retraite, laissant les lieux vides, sans expérience, sans mémoire des devanciers? Réponse: Pauline Marois.

Santé: qui a mis le système de santé dans cet état fragile et précaire, où les responsables, infirmières, médecins, sont à bout de souffle? Qui a mis prématurément des milliers de professionnels de la santé à la retraite, afin de sauver quelques millions pour faire apparaître un nouveau dieu de l'économie moderne: déficit zéro? Réponse: Pauline Marois.

Qui a laissé les finances du Québec en déficit, en 2003, alors que la Ministre des finances se targuait de présenter un budget équilibré? Réponse: Pauline Marois.

Partout où cette dame est passée, dans les ministères ci-haut mentionnés, on ne peut pas dire que cela a été un grand succès. Si le passé est garant de l'avenir, le Québec s'en va directement dans l'abîme.

A-t-on le droit, bien sérieusement, de donner à cette grande dame les commdes de l'État?

Au PQ, qui a abandonné la cause de l'indépendance pour essayer de reprendre le pouvoir, je dis tout simplement: NON. Le Parti de René Lévesque avait un grand projet. Il a été saboté par ceux mêmes qui devaient le réaliser.

Il vaut mieux redonner le pouvoir à ceux qui l'exercent présentement, quitte à refonder, après le 8 décembre, le mouvement indépendantiste sur des bases plus solides, si le coeur y est toujours, évidemment.

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