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Un test pour Pauline Marois

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jacques noel
Envoyé Le samedi 08 novembre 2008 20:00



Québec avait été retenue pour être la candidate canadienne pour les Jeux d'hiver de 2002, 2006 et 2010. Idem pour Toronto pour les Jeux d'été de 2000, 2004 et 2008. C'est la tradition canadienne: on te donne trois chances à la ville choisie.

Comme Québec avait perdu les Jeux de 2002 (en 1995) et qu'elle n'avait aucune chance en 2006 puisque c'était le tour de l'Europe, Québec n'a pas présenté de candidature. En 1998, à Toronto, dans l'un des moves les plus dégoutants de l'histoire du Canada, on a arraché à Québec sa candidature de 2010 pour la donner à Vancouver. Et pour ajouter à l'insulte on avait attendu APRÈS l'élection de 1998 pour nous donner le résultat du vote tenu 2 semaines plus tôt. (l'opération avait été menée par Michel Despré qui travaillait alors au cabinet de Sheila Copps)

Le mal causé à Québec est tout simplement irremparable pour au moins une grosse génération.

Toujours est-il que Marcel Aubut veut relancer l'opération. Il souhaite présenter une candidature pour 2018, perdre, mais aller chercher celle de 2022. Ca ne marchera pas. Ca ne peut pas marcher et ca n'a rien à voir avec la candidature intrinsèque de Québec qui a tout tout tout pour avoir les Jeux: la neige (515 cm, un record mondial) les sites près de la ville, la beauté unique de la ville, la qualité des routes (pas de route impossible dans les montagnes comme à Vancoucer) des champions olympiques (Gaétan Boucher, Sylvie Bernier, les frères Laroche qui ont inventé le ski acrobatique), le plus gros carnaval d'hiver au monde, le plus gros tournoi de hockey mineur au monde, la réussite du 400e, le primetime sur la télé américaine. Québec a tout tout tout sauf un handicap majeur et incontournable: LE CANADA

Calgary a eu les JO en 1988 et Vancouver en 2010; Lake Placid en 1980 et Salt Lake City en 2002. Les Francais ont dû attendre 34 ans entre Grenoble (1968) et Albertville (1992) et les Italiens un demi-siècle entre Cortina (1956) et Turin (2006). Le CIO ne redonne les Jeux à un pays avant au moins 22 ans de purgatoire, ce qui nous place aux JO de 2034 pour le 500e de Cartier.

La seule petite chance que Québec a d'avoir les Jeux en 22 ou 26 c'est de sortir du Canada et de faire une demande à partir du comité olympique québécois. Pour ce faire faut faire l'indépendance évidemment.

Alors, Pauline va bientot s'amener à Québec et on va voir ce qu'elle a dans le ventre. Si elle allume, si elle saute à deux mains dans le projet en mentionnant bien clairement que c'est le Canada qui bloque Québec et que seule l'indépendance peut permettre à Québec de rêver aux JO avant 2034 et qu'elle va faire l'indépendance le plus rapidement possible (Kolh a mis un an pour réunifier les deux Allemagnes; Havel a mis 3 mois pour séparer la République Tchèque de la Slovaquie) Pauline a les qualités pour etre notre PM et nous amener à la Terre promise.

Si elle n'allume pas et vient nous parler des places en garderie, elle est mieux de retourner dans sa cuisine. Ce métier-là n'est vraiment pas fait pour elle.

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