Vos réactions
@ Gilles Bousquet.
Si vous me lisez bien, dans les faits, on dit un peu la même chose ...sauf que vous posez le problème et que j'avance une solution.
Je pense que QS a des idées intéressantes et progressives qui méritent d'être écoutées. Cependant, je suis d'avis que ces idées auraient intérêt à être véhiculées, non pas dans un parti politique, mais bien dans un mouvement (genre MSA) qui ne se placerait pas en compétition électorale avec le PQ. Du moins, à l'échelle du territoire du Québec. Pourquoi diviser le vote des forces de changement alors que les anglophones et les francophones colonisés sont résolument unifiés dans la niche du PLQ ? D'où l'idée de limiter la représentation de QS à Françoise et à Amir, les deux seuls de QS qui ont des chances d'être élus. Pourquoi pas ? Et je suis convaincu qu'un gouvernement péquiste s'en accommoderait aisément.
Quant à réduire le programme du PQ à une stricte affaire de souveraineté, je crois que vous faites fausse route. Il ne suffit pas de faire un pays. Encore faut-il l'administrer correctement et, à cet égard, je crois que le PQ offre beaucoup plus que ce que vous lui concédez. Que ce soit en matière d'environnement, d'économie, de politiques sociales, d'éducation, d'intégration des immigrants, etc.
Dans la conjoncture actuelle, je suis d'avis que le PQ se tirerait bien d'affaire en gouvernant en mode 'provincial allumé' en attendant de mieux structurer un projet de pays souverain qui serait à la fois emballant et viable pour la Société Québécoise. En tout cas, Pauline Marois et le PQ pourraient faire aussi bien que Jean Charest et le PLQ avec, en prime, une assurance que notre gouvernement n'est pas en train de saboter ce qui reste des pouvoirs du Québec face à Ottawa. Bref, je choisis un parti politique et un gouvernement qui ne se satisfait pas de diriger le Québec comme une province docile et qui a vraiment à coeur la survie de la nation québécoise !
Comment s'en sortir autrement qu'en laissant tomber les chicanes de famille et comprendre qu'il est plus que temps de se regrouper et d'agir enfin dans le sens de nos intérêts. Dans ma vie professionnelle, on appelait cela : Avoir le sens du succès ou encore, avoir le sens des affaires. YES ! WE CAN !!!
En ce qui a trait à l'ADQ, j'y reviendrai ultérieurement. Vous comprendrez que cela demande une bonne réflexion pour bien comprendre la bête et ce qu'elle offre vraiment...
Jean Desjardins.
