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Compulsion et irresponsabilité.
Par ailleurs, comme on s'y attendait, c'est à compter du 5 novembre, cette année, que Jean Charest a décidé de se consacrer à plein à son magasinage et à ses emplettes de Noël 2008. Ça lui est d'autant plus facile que c'est SUR LA CARTE DE CREDIT DES QUEBECOIS que ce PÈRE FOUETTARD LIBÉRAL VA DEPENSER DES MILLIONS pour inonder de cadeaux, de gracieusetés et de libéralités, son ostentatoire personne, les siens, ses proches fidèles et ses richards acolytes amis libéraux, auxquels s'ajouteront transfuges, échangistes et opportunistes téteux qui ont un goût marqué pour le grand luxe. En somme, gagneront, à la loterie électorale, tous ses intouchables qui jouissent de toutes les extensions de son immunité et de sa royale impunité. Et, dire qu'il vient d'autoriser que, devant sa Cour Bourgeoise où circulent toutes les complaisances, soit traînée la vice-reine du Québec dont les pompes royales auraient totalisé 700,000.00$ piastres, sur 10 ans, auxquelles dépenses royales il a ajouté, sans vergogne et sur commande de son entourage qui y cherchait diversion, les 250,00.00$ piastres que ses enquêteurs lui auraient chargées pour l'en convaincre, l'en justifier, l'en excuser et surtout pour s'attirer certaines sympathies et pour s'acheter les silences des bloquistes et des «anti-royaume virtuel d'Élisabeth II», pour la durée du 5 novembre au 8 décembre 2008. C'est une façon accablante de glorifier la honte et de l'ériger au sommet de son idéal démagogique personnel, celui du pouvoir absolu.
Dans les circonstances et au regard de la conjoncture économique que fausse et que noie dans les flots de sa jactance habituelle, Dame Sacoche du Financement de notre Endettement (non le sien), cette PARADE AUX URNES 2008 EST UN SCANDALE. UN SCANDALE DE GROS MILLIONS, pour une durée de 30 jours et dépassant celui des Commandites libérales dans lequel ont trempé les fédéraux et auquel s'était associé Jean Charest, le bleu pourfendeurs du OUI QUÉBÉCOIS de l'époque. Une orgie de dépenses pour la couronne du pouvoir dont il veut absolument se coiffer, alors que la récession ne demandera aucune autorisation au minoritaire PM, actuellement en vacance, pour entrer, par les portes, fenêtres et cheminées, dans nos vies, dans nos maisons et dans nos quotidiens. Cette parade de compulsions et d'irresponsabilité, donne lieu, en 2008 et pour une durée de 30 jours, au SCANDALE DES COMMANDITES DES LIBÉRAUX DU QUÉBEC. Le scandale des commandites des groupes de pressions constitués des profiteurs de RABASKA, des exploiteurs CHUM, des spéculateurs des INFRASTRUCTURES, auxquels groupes de pressions se sont joints les «maisons» de sondages, les «maisons» de la partisanerie journalistique, les «maisons» de la bourgeoisie médiatique.
C'est le LEGS LIBÉRAL, pour le 400e de QUÉBEC !
En dépit des frisous, des maquillages et des enrobements costumiers; en dépit de l'imagerie historique de la Promenade Samuel de Champlain servant de tremplin à ses élancements; en dépit des inatteignables pancartes affichées aux sommets des lampadaires de l'obscurantisme libéral 2003-2007, 2007-2008, le minoritaire baraqué national de la stagnation libérale qui nous imagine assez naïfs pour gober le fait qu'il prétend se déplacer sur les ailes de Barak Obama, S'EST AUTORISE NI PLUS NI MOINS, UN ABUS DE POUVOIR HISTORIQUE. ABUS DE POUVOIR HISTORIQUE que ni lui, ni personne ne pourront effacer de la mémoire des Québécois, en dépit du fait que, depuis 2003, cette mémoire du JE ME SOUVIENS a eu tendance à oublier ou à s'accommoder de n'importe quoi ou à somnoler de complaisance ou d'aisance par anticipation.
Compte tenu que la carrure de Mario Dumont a subi les affres des bombardements incessants des artificiers libéraux et de ceux de la sous-traitance libérale; compte tenu que Pauline Marois n'a pas encore franchi le vestibule du pouvoir charismatique, il reste à espérer que plus de 60% des électeurs actifs sortiront voter, contrant ainsi la fidélité des bourgeois, des richards et des téteux branchés aux pompes libérales de Jean Charest.
Faudra-t-il compter sur le vote stratégique d'une marée d'électeurs ? OUI, C'EST DU QUÉBEC DE LA MAJORITÉ DONT IL S'AGIT!
Il reste donc à espérer que le peuple sortira de son état d'hibernation politique, le 8 décembre prochain et la météo n'acceptera aucune commande de bourasques.
Il reste alors à espérer que Jean Charest, éclipsant Bernard Landry, au titre du plus présomptueux des glorieux parvenus de l'histoire politique du Québec, soit ramené à la barre de notre navire qu'il abandonne, en pleine tempête. Il serait historique qu'il s'y retrouve MINORITAIRE, avec CE QUI RESTE DE L'ENERGIE PEQUISTE (les Legault, les Simard, les Bédard et autres), solidement ancrés aux fauteuils de la PREMIÈRE OPPOSITION OFFICIELLE et soumis à l'autorité compétente de François Gendron, Président de l'Assemblée de notre Nation.
Il est également à souhaiter que, dans une telle éventualité, les oppositions majoritaires fassent passer un décret, à l'instar de ce dont s'est dotée l'Ontario, empêchant tout acte de compulsion, de bas opportunisme et d'irresponsabilité, comme celui que vient de poser le fuyard Jean Charest, en déclenchant inopinément des élections dont les coûts seront portés, en bonne partie, au débit des payeurs de taxes et, pour le reste, aux tas des endettements scandaleux d'une province dont les valeurs du Trésor n'ont plus cours sur les marchés des crédibilités économiques et des autorités financières, marché de capitaux que fuient les investisseurs, marché de capital humain que désertent les cerveaux et dont décrochent et se retirent les «épuisés(es) et brûlés(es)» de la Santé, de l'Éducation et des autres domaines dont la liste s'allonge quotidiennement.
Comme Jean Charest semble avoir misé sur le décrochage d'un électorat qu'il a désabusé et, d'autre part, sur l'affluence des capiteux de sa convergence, le 8 décembre prochain, la devise de la majorité devrait être «RACCROCHONS-NOUS AU QUÉBEC, NOTRE QUÉBEC», avant qu'il ne reste que quelques épaves d'un sauvetage désespéré.
Gerry Pagé
Ville de Québec
