Je remarque depuis quelque temps, à mon plus grand regret, que certains abonnés du courrier des lecteurs se permettent des écarts d'expression regrettables. On peut parfaitement manifester son désaccord en termes clairs voire même durs, sans pour autant tomber dans l'injure, le persiflage, la vulgarité. Ces choses se voyaient rarement dans Le Devoir dont les lecteurs usaient de modération et de pondération. Voici que les choses changent on dirait. On peut aimer ou ne pas aimer Mme Marois, sans pour autant attaquer son physique, son statut financier, sa personne. Idem pour Jean Charest ou qui ce soit d'autre qui se trouve sous le feu de l'actualité. De toute manière, ceux qui profèrent de telles attaques les soutiennent rarement de propos pénétrants. Ce ne sont que fes réactions épidermiques qu'il vaudrait mieux garder pour soi qu'infliger aux autres. Le droit d'expression existe, il faut en profiter certes, mais aussi avoir la maturité pour mesurer de quelle façon les choses sont dites.