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Pauline doit jouer la question féminine
Au début les Noirs n'étaient absolument pas derrière Obama; ils étaient avec Hillary. C'est lorsque les fermiers blancs de l'Iowa ont voté pour lui que le vent a changé. En bout de ligne, ils ont voté à 94% Obama, faisant la différence dans les États-clés. Obama n'a jamais joué la question raciale pour ne pas s'aliéner les Blancs. Mais les Noirs ont tous compris qu'ils n'auraient pas la chance deux fois dans leur vie de voter pour un président noir. Pauline doit jouer la même carte, mais ouvertement, parce qu'ici on ne parle pas de 13% de l'électorat, ni de 4% comme chez Boisclair, mais bien de 52%.
Pour la première fois de leur histoire, les Québécoises auront la chance de voter pour une femme. L'argument ne portera guère chez les Yvette-Tisseyre-tissées-serrées et encore accrochées aux Rocheuses, ni chez les femmes ethniques, ni chez les jeunes adéquistes post-post-féministes, mais toutes les autres femmes (un bon tiers de l'électorat!) sont à prendre! Le danger de s'aliéner le vote masculin est assez faible: Baptiste vit sans trop chiqué sous un régime matriarcal depuis Jeanne Mance et Marie-de-l'Incarnation
