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Ne nous emballons pas trop et trop vite!

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Etienne Merven (emerven@sympatico.ca)
Envoyé Le mercredi 05 novembre 2008 14:00



C'est excellent que Barack Obama ait été élu président des États-Unis. Ça prouve que les Américains ont un réel désir de changement. Qui n'en aurait pas un après 8 ans de Bush, qui est la source de bien des maux, tant nationaux qu'internationaux? McCain a d'ailleurs perdu ces élections en grande partie à cause de Bush, les Américains ne voulant plus d'un Républicain comme dirigeant.
Cependant, il ne faut pas trop s'emballer trop vite. Obama hérite d'une situation catastrophique à bien des égards :
- Le pays est englué dans une guerre interminable en Irak et en Afghanistan. Comment Obama pourra-t-il en sortir en douceur sans créer une situation qui risque d'être pire dans ces pays-là et pour le monde entier? Car, ne nous y trompons pas, les musulmans n'ont pas oublié l'Amérique, le grand satan!
- Les États-Unis ont très peu de marge de manoeuvre économique et financière avec une dette de plus de 10 billions $ et un déficit qui ne cesse de se creuser. Quelles mesures Obama pourra-t-il prendre pour faire face à la récession qui est censé arriver incessamment?
- L'élection d'Obama a donné beaucoup d'espoir à des millions d'Américains, surtout les Noirs, qui ont des attentes très élevés à l'égard du nouveau président. Obama n'a pas de baguette magique. Il ne peut pas résoudre tous les problèmes en quelques mois ni même quelques années.
- Obama se trouve en situation très délicate. Beaucoup pensent qu'il doit contenter les Noirs en vertu du principe de koun ké koun (le sang pour le sang). Or donc, s'il fait une trop grande place aux Noirs, il sera vertement critiqué par les Blancs et, s'il fait une trop grande place aux Blancs, ce sont les Noirs qui lui donneront un coup de bâton. En fait, quoiqu'il fasse, il sera critiqué.
Et il n'est pas à écarter qu'il nous rejoue la scène de Dallas avec JFK...
Or donc, le mot clé est circonspection!

Note finale : Il a encore fallu que M. Noël nous abreuve de ses statistiques sur le vote des Noirs, des Latinos, des Blancs et des bancals! Et que faites-vous des scrofuleux, des purulents et des diabétiques? Mais quelle tristesse que ce bonhomme -là!

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