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Le Québec déçu par l'immigration.

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 01 novembre 2008 18:00



Les réactions à l'article de Mme Marie-André Chouinard : "Immigration - Mirage et déception" (Samedi, 1 novembre) le désavouent de façon quasi unanime. Les Québécois refusent l'accusation de racisme et de discrimination par laquelle on les intimide pour leur faire avaler des politiques aberrantes. Ces politiques, est-il besoin de le rappeler? sont une immigration si nombreuse qu'elle menace les Québécois de submersion, de disparition; à cela il faut ajouter des tentatives de déconstruction de notre identité par une falsification de notre histoire et de notre culture.
Les immigrants n'arrivent pas dans un pays à construire, mais dans un pays à l'identité et à la culture dont l'essentiel est clos, immuable : un pays constituant une bifurcation originale et à part entière de la France, et qui serait même capable de rivaliser avec celle-ci si on le dotait d'un système d'éducation conforme à son héritage; un pays de culture occidentale, c'est-à-dire qu'il est issu, à travers la France, de la Grèce, de Rome et du christianisme. Le "Cours d'éthique et de culture religieuse" aurait dû transmettre exactement ces traits de notre culture et donner en appendice, à titre de renseignements complémentaires, quelques notes sur les cultures et les religions étrangères. L'intégration suppose que l'immigrant sache quel est le pays où il demande à vivre, qu'il en accepte la culture, quitte à garder pour lui, dans le privé, de façon transitoire, quelques traits de ses origines.
Les réactions confirment également le rejet du rapport Taylor-Bouchard, justement jugé comme un Second Rapport Durham. Le Lord britannique nous imposait l'assimilation à l'Anglais pour nous élever à un degré supérieur d'humanité. Taylor et Bouchard nous soumettent à l'Immigrant par le biais des « accomodements raisonnables » et nous enjoignent l' « interculturalité » comme remplacement de notre souche périmée.
Se pourrait-il qu'en l'absence de l'action attendue de l'État québécois, et pour pallier celle-ci, le « racisme » et la « discrimination » soient devenus nos seuls modes de défense?
Hubert Larocque, Gatineau.

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