Vos réactions
Et hop!
Ou opinion versus information.
Information, désinformation, propagande, opinion propagandiste, information journalistique... c'est un joli méli-mélo.
Le mélange des genres!
Un savant mélange.
Je crois que nos chers artisans de l'information en sont en bonne partie responsables.
Bien sûr, pas tous. La majorité fait son boulot de journaliste et tente de suivre une éthique journalistique assez rigide. Mais, il suffit de quelques moutons noirs pour obscurcir la profession.
Lorsque tous les "méchants" sont dans le même groupe, lorsque tous les discours d'un autre groupe sont louangés et que tous ses actes sont justifiés, on se met à douter du respect de "l'éthique".
Observons le discours de l'Agence Franchement Propagandiste, AFP. Le choix de leurs mots, de leurs titres, dénote une prise de position constante et TOUJOURS dans le même sens. On sait clairement pour AFP où se situent les "bons" ainsi que où se trouvent et qui sont les "méchants".
Cette agence est "journalistique" !!!
Le journalisme de propagande.
Depuis le 11 septembre 2001, patriotisme oblige et l'obligation a été forte, les médias, jadis le 4e pouvoir, ont été obligés (certains, dont les propriétaires ne demandaient pas mieux, ne se sont pas fait tordre le bras...) de biaiser l'information pour mieux nous baiser. La guerre d'Irak en est un bel exemple.
Mais, la guerre d'Irak est la grosse pointe de l'iceberg.
Tellement grosse la pointe, qu'on s'imagine que l'iceberg est tout sorti et que rien de plus n'existe sous la surface.
Pourtant...
Les administrations Bush, Harper, Sarkozy, Berlusconi et tous ces bons qui savent contrôler l'information, savent aussi s'allier aux propriétaires de ces réseaux "informatifs" (ou devrait-on dire: "désinformatifs" ou "manipulatifs").
Par ce manque d'éthique dans les réseaux "officiels" d'information, par cet unisson que l'on entend à travers les médias "officiels" réputés, ayant LA crédibilité, le monde du blog a pris de l'ampleur.
Il faut admettre que L'OPINION d'un journaliste vaut L'OPINION d'un blogueur, surtout si celui-ci sait bien fouiller l'information et se renseigner.
Cette dérive médiatique d'offrir de l'opinion en guise d'information à travers les éditoriaux parfois (et même souvent dans certaines chaînes) beaucoup plus propagandistes que réfléchis ainsi qu'à travers des chroniques grandiloquentes par des chroniqueurs "intouchables" et imbus de leur haute réputation, a fait en sorte que les blogs sont devenus aussi crédibles que le Grand Journal.
Le parti réformiste saisit ce courant pour gruger un peu plus les miettes du 4e pouvoir.
Il accorde maintenant autant d'accréditation à quiconque qu'aux journalistes en titre.
La faute à qui???
Les médias ont trop fait «d'humeur» et ont trop délaissé l'information objective, réelle, neutre, factuelle.
Juste au Devoir, on pourrait facilement pointer certains "journalistes" et avec preuves à l'appuie.
« Valsant autour des faits, le journaliste, roucoulant, flirte avec le statut de vedette. »
C'est malheureux, mais effectivement, la hauteur de la chaire de certains, les font roucouler de suffisance et leur ont fait perdre toute humilité. Il POSSÈDE l'information comme on POSSÈDE la VÉRITÉ.
Ils ont remplacé l'humilité du journaliste par l'assurance du prédicateur.
Ils ont remplacé leur rôle d'informateur par celui de redresseur de conscience.
« Le filtre de l'impression et de l'opinion »
« En cette ère où l'humeur côtoie parfois sans nuance l'information factuelle, les citoyens peinent déjà à pointer la nouvelle brute »
Vu la perte de crédibilité journalistique, le public ne s'en offusquera pas.
Et subtilement, le gouvernement réformiste implantera peu à peu ses organes «personnelles» d'information (information ????).
« Il revient aux journalistes et entreprises de presse de faire l'examen de conscience qui leur revient. »
« Lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sont beaucoup plus critiques et exigeants qu'on ne le croit;... »
En d'autres mots, ce n'est pas parce qu'on n'a pas de chaire ou notre colonne dans le journal qu'on est des caves.
Les propagandistes et ceux qui font de l'humeur doivent être dénoncés et renvoyés.
Il nous faut de bons journalistes pour une saine information.
« L'emberlificoteur blogueur » peut parfois aider à dénoncer.
Il ne faut pas mettre tous les «emberlificoteurs blogueur» dans le même sac.
Peu importe que l'on soit «emberlificoteur blogueur» ou journaliste, il faut préciser ce que c'est que l'information, ce que c'est que l'humeur et l'opinion, ce que c'est que la propagande. Il faut que l'éthique journalistique soit revue et réactivée. Il faut cesser de manipuler l'opinion et il faut informer.
« La presse, cette vigie sociale, ce contrepoids politique, cette raisonneuse des événements qui tente d'offrir sa compréhension des affaires publiques »
Mme Chouinard, c'était jadis!
Aujourd'hui, analysez le moindrement l'information et vous voyez un discours unique.
Les mêmes nouvelles avec la même approche, les mêmes méchants et les mêmes exclamations de vierges offensées.
Les médias ont tous les mêmes sources. Localement, les journalistes vont tous à la même conférence de presse ou utilisent tous la même source internationale. Les entreprises n'ont plus de budgets pour les correspondants ou le journalisme d'enquête.
Le 4e pouvoir s'est écroulé avec les Twins Towers.
Il faut éliminer l'enchevêtrement des genres.
Les commentateurs du Devoir, je crois, participent à cette précision.
Donc, si le parti réformiste a permis cette prise de conscience de la dérive du jadis 4e pouvoir, il a aura fait, sans le vouloir, une bonne action.
« Combien ont dénoncé un malsain contrôle de l'information exercé par les conservateurs? »
Il faut relire:
« Liberté de presse et contrôle de l'information: il faut rejeter le modèle Harper! »
publié dans Le Devoir le 5 janvier dernier
De: Jean-François Simard (Université du Québec en Outaouais), Marc-François Bernier (Université d'Ottawa), Jean-Claude Rivest, (sénateur), Robert Keaton (ancien président d'Alliance-Québec), Julius Grey, (avocat), et Vincent Lemieux (Université Laval)
http://www.ledevoir.com/2008/01/05/170768.html
Et hop!
Serge Charbonneau
Québec
P.S.: Merci Mme Marie-Andrée Chouinard
