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Journalistes et leurs journaux partisans sinon fortement biaisés à gauche

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Mathieu Demers
Envoyé Le jeudi 30 octobre 2008 02:00



Vous savez, j'ai constamment les mêmes discussions dans mon domaine d'étude.

C'est le simple étudiant au baccalauréat que je suis qui rappelle à l'ordre ses professeurs (des professionnels) qui profitent de leurs classes pour faire de l'endoctrinement politique et idéologique (preuves à l'appui; volontairement ou non).

Je ne demande que de la rigueur, de l'objectivité et de la nuance. Je ne paye pas un cours (ou un journal) pour qu'on me dise quoi penser.
Donnez-moi simplement un maximum d'informations (de faits) et de connaissances et, faites-moi plaisir, laissez-moi me forger ma propre opinion en bon citoyen intelligent que je peux être !

Cependant, peut-être que c'est l'ignorance (volontaire ou non) de mes professeurs ou bien des journalistes qui fait en sorte qu'ils ne traitent une situation que d'un point de vue ?
Par exemple, en traitant la crise financière que d'un point de vue keynésien et conclure son article avec des termes typiquement inventés par les propagandistes de gauche: "néo-libéralisme" - terme pour amalgamer tous les mouvements de droites (interventionniste/étatiste ou pas) dont aucun auteur libéral ou libertarien ne se réclame -, "capitalisme sauvage", etc.
Dans le cas de la crise actuelle, combien de vos journalistes ont pris la peine d'aller écouter les raisons de cette crise invoquées par les véritables libéraux (Martin Masse, Nathalie Elgrably, etc.), ceux que vous avez si vite accusés de tout le mal du monde, d'agir au nom des grands de ce monde ?

Parfois, les articles de votre journal sentent la paranoia, l'impression d'un grand complot mondial capitalisto-américano-juivo-financier contre les pauvres petits lobbys sociocommunautaires.
Êtes-vous réellement des élites avec un rôle social utile ou êtes-vous un rassemblement d'étudiants communistes de toutes bonnes associations étudiantes collégiales ?

Peut-être qu'eux-mêmes n'ont jamais eu la curiosité d'aller lire les sources et les auteurs que leur ont cités leurs adversaires. Ils se sont trop campés dans leurs préjugés pour faire ce saut que j'ai fait, et pour ensuite accepter de débattre de ses idées (et de reconnaître que l'on puisse avoir tort).

Je me permets donc, Mme Chouinard, de m'opposer à votre vision élitiste du monde, apparemment minable pour vous, des blogues et de ceux qui les font. Beaucoup y mettent de plus en plus de rigueur (Blogue du Québécois Libre, Antagoniste.net, Vincent Geloso et Bryan Breguet, etc.). Ils en mettent déjà plus que bien des journalistes du monde occidental.

Dites-vous bien que s'ils prennent plus d'ampleur, c'est qu'il y a bien un grand déni dans nos médias traditionnels et même chez les journalistes. Les journalistes n'ont plus le monopole de l'information et des interprétations.

Commencez, au journal Le Devoir, à faire votre propre introspection. Il y a probablement des vieilles réponses, des idées reçues que vous véhiculez dans lesquelles les gens ne se reconnaissent que de moins en moins.

Le pouvoir au peuple, dis-je, face aux grands lobbys qui veulent s'arroger le seul droit d'exercer une activité, qui veut préserver ses privilèges, non par mérite, mais parce que cela va de soi selon cette élite se donnant des allures et des prétentions de plus en plus aristocratiques.

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