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Un chapelier pour notre Malbrough national ! (3)

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 29 octobre 2008 15:00



L'homme aux multiples chapeaux compte sur le fait que les Québécois sont encore essoufflés du marathon fédéral dont la nullité a coûté des paquets de millions, arrachés des poches des abusés bafoués (ingouvernés) qui n'auront plus, bientôt, que le portefeuille du paupérisme ou celui du misérabilisme. C'est ce que ciblent les pouvoirs des richards et ceux de leurs marionnettes et girouettes, les pions de l'ingouvernance. Charest compte sur le fait que sa machine d'activistes libéraleux fera sortir le vote ; que les promoteurs et commanditaires de sa désastreuse et scandaleusement, honteuse et onéreuse théorie du VIDE OPPOROTUN, les richissimes Desmarais et autres «premiers rôles», qui détiennent les lassos de l'économie qui ne profite qu'aux accros et toxicos de la finance et qu'à la petite clique des mégas magnats et des maxi poussahs profiteurs du Privé et de toutes les formes de PPP (que Monsieur Rabaska et ex-ministre de la cabinetterie charestienne, Philippe Couillard, est allé rejoindre, après avoir légiféré en leur faveur), fourniront tous les carrosses et carbures, toutes les banderoles et devantures, tout le clin-clan du vaudeville libéral et toutes les éclaboussures des feux rouges de leurs artifices aveuglants. Charest compte sur le fait que les inconditionnels traditionalistes ajoutés aux accros profiteurs itinérants qui ont adhéré au scotch de ses leurres et qui comptent sur les seringues de ses promesses, iront voter, beau temps mauvais temps, que la plupart le feront par anticipation (Sherbrooke 2007) et que très nombreux seront ceux et celles qui exigeront que se déplacent les agences du service social de la votation partisane, vers leurs résidences dorées, préférant ainsi gonfler les dépenses électorales, au lieu de prendre un taxi ou de faire appel aux Urbains Super Bénévoles qui carburent au rouge.

Jean Charest sait que les roues d'engrenage de la machine journalistique, que les boîtes médiatiques subventionnées et que ses collabos des labos où se fabriquent et se trafiquent les planches des sondages beurrés, travaillent à son érection soutenue comme Majoritaire leader du Grand Conseil de la Fédération canadienne plutôt que pour la mobylette du Tit Chef de la Bande des Minoritaires et des cons fédérés. Charest sait, croit savoir, s'imagine savoir, mais compte surtout sur le fait que plus de 50% des électeurs ne feront pas l'effort d'aller voter, alors qu'ils ont leur overdose d'écoeurite monumentale de son bla-bla-bla d'impuissant transfuge qui nous mène nulle part ailleurs qu'aux abords du risible qui convoque tous les mépris. Au seul regard de la stagnation libérale et avant tout maquillage et plastie électorale, au seul regard des quelques ménestrels de la guérite libérale, les électeurs de 20 à 40 ans, ceux de la relève et de l'actif du Québec, ont atteint le fond de tonne de la morosité institutionnalisée. Au second regard, celui des misérables minoritaires qui ne livrent aucune marchandise au peuple des achetés, qui se limitent à libérer leurs gaz en chambre et qui s'amusent à demander aux Oppositions d'en gérer l'odeur, la masse critique des électeurs est asphyxiée et nauséeuse, d'en subir autant, au quotidien et d'en faire les beaux dimanches de leur désespérance. Si tous ces éléments du Québec nucléaire s'explosent et sortent voter, voilà que le MIRACLE QUÉBEC prendra un sens et qu'un gouvernement péquiste s'attaquera à stopper l'hémorragie du potentiel québécois et à trouver des moyens efficaces pour arraisonner les humeurs des financiers dont le joujou, la Bourse, est en phases d'hystéries.

Jean Charest a beaucoup plus que deux simples chapeaux. Le PLQ et le bleu Jean Charest, ex-associé et bleu haut-parleur du rouge Jean Chrétien, lors du dernier référendum québécois, ont tissé serrés des liens de Proximité qui ont englué les poussahs, magnats et goujats de la mini mondialisation qui sévit au Québec, cette concentration concertée des pouvoirs et des avoirs qui ne profitent qu'aux stratèges «WIKIS» qui se chargent du rayonnement des autocrates sectaires de l'omnipotence capitaliste sélective.

Si plus de 70% des électeurs se rendent aux urnes provinciales, en décembre 2008 et C'EST LA LE DEFI DES OPPOSITIONS, le pompeux et prétentieux Charest ira rejoindre le piteux Landry et les autres templiers des consécrations auto biographiés, auto décorés, auto enrubannés, auto médaillés et auto glorifiés.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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