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Un chapelier pour notre Malbrough national ! (3)
Jean Charest sait que les roues d'engrenage de la machine journalistique, que les boîtes médiatiques subventionnées et que ses collabos des labos où se fabriquent et se trafiquent les planches des sondages beurrés, travaillent à son érection soutenue comme Majoritaire leader du Grand Conseil de la Fédération canadienne plutôt que pour la mobylette du Tit Chef de la Bande des Minoritaires et des cons fédérés. Charest sait, croit savoir, s'imagine savoir, mais compte surtout sur le fait que plus de 50% des électeurs ne feront pas l'effort d'aller voter, alors qu'ils ont leur overdose d'écoeurite monumentale de son bla-bla-bla d'impuissant transfuge qui nous mène nulle part ailleurs qu'aux abords du risible qui convoque tous les mépris. Au seul regard de la stagnation libérale et avant tout maquillage et plastie électorale, au seul regard des quelques ménestrels de la guérite libérale, les électeurs de 20 à 40 ans, ceux de la relève et de l'actif du Québec, ont atteint le fond de tonne de la morosité institutionnalisée. Au second regard, celui des misérables minoritaires qui ne livrent aucune marchandise au peuple des achetés, qui se limitent à libérer leurs gaz en chambre et qui s'amusent à demander aux Oppositions d'en gérer l'odeur, la masse critique des électeurs est asphyxiée et nauséeuse, d'en subir autant, au quotidien et d'en faire les beaux dimanches de leur désespérance. Si tous ces éléments du Québec nucléaire s'explosent et sortent voter, voilà que le MIRACLE QUÉBEC prendra un sens et qu'un gouvernement péquiste s'attaquera à stopper l'hémorragie du potentiel québécois et à trouver des moyens efficaces pour arraisonner les humeurs des financiers dont le joujou, la Bourse, est en phases d'hystéries.
Jean Charest a beaucoup plus que deux simples chapeaux. Le PLQ et le bleu Jean Charest, ex-associé et bleu haut-parleur du rouge Jean Chrétien, lors du dernier référendum québécois, ont tissé serrés des liens de Proximité qui ont englué les poussahs, magnats et goujats de la mini mondialisation qui sévit au Québec, cette concentration concertée des pouvoirs et des avoirs qui ne profitent qu'aux stratèges «WIKIS» qui se chargent du rayonnement des autocrates sectaires de l'omnipotence capitaliste sélective.
Si plus de 70% des électeurs se rendent aux urnes provinciales, en décembre 2008 et C'EST LA LE DEFI DES OPPOSITIONS, le pompeux et prétentieux Charest ira rejoindre le piteux Landry et les autres templiers des consécrations auto biographiés, auto décorés, auto enrubannés, auto médaillés et auto glorifiés.
Gerry Pagé
Ville de Québec
