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Un chapelier pour notre Malbrough national ! (1)
À l'instar et mieux encore que ne l'a fait son prédécesseur, l'aristocrate et pompeux autocrate républicain divisionnaire, Jean Charest vient de traverser effrontément les frontières que Bernard Landry n'a jamais eu le loisir de franchir, en 2003, cette inoubliable année de l'historique chevauchée de ses arrogances écumeuses et de la parade de ses supériorités virtuelles ravageuses qui l'ont plongé dans une réelle descente aux enfers, suivie de l'insupportable stagnation infernale des libéraux de Jean Charest.
Jean Charest n'était-il pas déjà mandaté pour gouverner ? N'a-t-il pas dit, en 2007, qu'il acceptait humblement le verdict de la démocratie? Ne sommes-nous pas d'accord que le triomphaliste monsieur de toutes les facilités et fatuités, ne l'a pas trouvée facile ni commode cette cohabitation qui, à son défaut de carrure, de stature et de musculature, a mis à nu son incompétence et est venue à bout de son sens limité des responsabilités. Depuis 2007, notamment, Jean Charest s'est fait statue de vitrine. Il porte l'hermine du RIEN-FAIRE, la toge du LAISSER-FAIRE et le froc du FAIRE-FAIRE dont le pontife charge ses amis Thuriféraires exagérément rémunérés, si l'on considère la destination des pontes épistolaires. En si peu qu'au quart de son mandat, il prétexte vouloir une procuration inconditionnelle pour consolider les acquis de ses impatients maquisards bailleurs qui piaffent, pour répondre aux desideratas boulimiques des gazeux commanditaires de ses rabaskaises incolores qui ruent dans le bacul et pour s'ajuster aux commandes des pompeux fabricants de l'imaginaire et faussaires de l'imagerie médiatique qui le veulent populairement populiste, pour l'occasion.
Quand il se replie sur un «mandat clair», de quelle «clarté» autre que celle de son incapacité plurielle et celle de sa singulière incompétence, s'agit-il ? De quelle «clarté» autre que celle de son ténébreux obscurantisme, s'agit-il? Un mandat pour FAIRE QUOI? C'est d'autant plus malicieusement obscur, quand on considère le fait que les bloquistes ne prisent pas tellement Madame Pauline Marois. Il est donc possible, plausible et même très probable que les disciples de Gilles Duceppe, en guise de reconnaissance pour l'aide que l'ANTI-HARPER a apportée au BLOC, aux dernières élections fédérales, optent pour les silences de la complaisance approbatrice et collaboratrice. C'est alors un appui que ni les péquistes, ni les adéquistes ne pourront contrer du revers de la langue. Si les péquistes de Pauline Marois s'imaginent qu'il vont déguster le pouvoir que leur procurerait un NON aux libéraux de Jean Charest, ils se positionnent alors sur les accotements de la carte électorale du Québec, prêts à prendre le fossé. Ils doivent se rappeler que les citoyens de la Capitale qui ont dit NON à Ann Bourget, se sont ramassés avec le prototype du singulier Boris londonien qui, ici s'appelle Régis.
Le «MYSTÉRIEUX CHAREST» vient de donner chair et os au «MYSTÈRE DE QUÉBEC».
Gerry Pagé
Ville de Québec
