Opinion
Lettres - Un pseudo manifeste
Mots clés : 40e anniversaire, manifeste, Parti Québécois, Parti politique, Québec (province)
Pour célébrer le 40e anniversaire de sa fondation, le Parti de Pauline Marois publie un texte de... deux pages. Le texte est présenté comme un manifeste qui, dans les faits, n'en porte que le nom. En réalité, il n'en est pas un.
L'ADQ propose, en grande partie, de réaliser ce programme, en proposant de faire une seule déclaration de revenus, de protéger notre langue et notre culture par un meilleur système d'éducation, d'opérer des virages économiques majeurs dans la société québécoise. Il n'est pas nécessaire de faire l'indépendance du Québec pour protéger notre culture, faire des gestes économiques qui donnent des emplois stables et durables, etc. Faire l'indépendance, c'est faire des gestes de rupture. De cela, le PQ n'en parle pas.
Si c'est ça le pays de Pauline, il vaut mieux rester dans le pays où on est. Tout cela ressemble à du fédéralisme renouvelé. Les indépendantistes, en lisant de telles déclarations, resteront sans doute sur leur faim. En qu'en penserait René Lévesque, quarante ans après la fondation de son Parti, voué à la reconnaissance d'un Canada remodelé en une authentique Confédération? La souveraineté-association du chef fondateur n'était pas l'indépendance du Québec. Elle était la reconnaissance de deux États souverains sur certains points, avec une union économique et politique. Le PQ joue actuellement dans les plates-bandes de Mario Dumont. Il ne lui reste qu'à fusionner avec lui. Ou à se déclarer résolument indépendantiste.

