Prix littéraires du Gouverneur général: des finalistes vétérans et des débutants

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 22 octobre 2008

Mots clés : Monique Proulx, Marie-Claire Blais, Gouverneur général, Prix, Livre, Canada (Pays), Québec (province)

La liste des finalistes de la cuvée 2008 des prix littéraires du Gouverneur général publiée hier ratisse large, rassemblant autant des vétérans du prix que des premiers nommés, âgés de 28 à 77 ans.

Les Québécoises Marie-Claire Blais et Monique Proulx figurent parmi les finalistes de la catégorie des romans et des nouvelles en langue française. Marie-Claire Blais, qui a déjà remporté le prix littéraire à trois reprises en 1968, 1979 et 1996, a été nommée pour son livre Naissance de Rebecca à l'ère des tourments et Monique Proulx, pour Champagne. Elles sont accompagnées de Jean-Pierre Trépanier, pour Colomia; Jean-François Beauchemin, pour Ceci est mon corps; et Guillaume Corbeil, qui a été choisi pour son premier écrit L'Art de la fugue.

Dans la catégorie de la poésie francophone sont en lice Steve Auger pour Le Rosier incendiaire; François Charron pour Nous aurons tout vécu; le comédien Henri Chassé pour son deuxième recueil Morceaux de tempête; Michel Pleau, qui en est quant à lui à son douzième livre avec La Lenteur du monde; et le seul non-Québécois du groupe, Michel A. Thérien d'Ottawa pour Du vertige et de l'espoir: Carnets africains.

Du côté du théâtre, le vétéran dramaturge Wajdi Mouawad est finaliste pour sa pièce Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face, huit ans après l'avoir remporté en 2000 pour Littoral. Il est accompagné des auteurs Yvan Bienvenue pour La vie continue; Carole Fréchette pour Serial Killer et autres pièces courtes; Jennifer Tremblay pour La Liste; et Catherine Mavrikakis pour Omaha Beach, la première pièce de théâtre de l'auteure de quatre romans.

La catégorie des études et des essais francophones offre également un portrait diversifié de finalistes, dont deux anciens lauréats, André Major pour L'Esprit vagabond, qui a remporté le prix en 1977; et Pierre Ouellet pour Hors-temps: poétique de la posthistoire, gagnant en 2006. La journaliste Adèle Lauzon est finaliste pour Pas si tranquille, un récit autobiographique qui retrace ses 40 ans de carrière comme reporter notamment au quotidien La Presse et au magazine Maclean's; Georges Leroux pour Partita pour Glenn Gould: musique et forme de vie; et Louise Warren pour La forme et le deuil: archives du lac.

En littérature jeunesse, Camille Bouchard, Sylvie Desrosiers, Charlotte Gingras, François Gravel et Carole Tremblay sont finalistes pour leurs textes et Philippe Béha, Stéphane Jorisch, Marie Lafrance, Caroline Merola et Janice Nadeau le sont pour leurs illustrations. Des prix seront aussi décernés dans le domaine de la traduction.

Les noms des lauréats et des lauréates seront dévoilés le 18 novembre au Musée McCord d'histoire canadienne, situé à Montréal. Les lauréats recevront une bourse de 25 000 $ et un exemplaire relié de leur livre primé. Les finalistes ne repartiront toutefois pas les mains vides puisqu'ils seront récompensés d'un prix de 1000 $ pour souligner leur nomination.

Cette année, 1469 ouvrages étaient en lice. Sur les 73 finalistes, 32 le sont pour une première fois, et au moins neuf finalistes ont moins de 35 ans.


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