Stéphane Dion est un des derniers bacheliers des collèges classiques d'autrefois, ces institutions formant des individus convaincus de leur supériorité sur la basse classe, comprendre la classe moyenne et les « maudits pauvres » comme les appelait un dirigeant célèbre du Parti libéral du Canada. Il en reste encore un certain nombre à l'Assemblée nationale, des discoureurs qui ont fait leurs premières armes dans les débats oratoires organisés par les Jésuites et compagnie. Ils s'éteignent lentement. Espérons que leur disparition n'arriera pas trop tard pour les Québécois.
Roland Berger
St-Thomas, Ontario