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La grande porte !
Chez-nous, le PQ ne s'est pas encore remis et ne se remettra probablement jamais du patriarcat accablant de Parizeau et du matriarcat castrant de Landry qui n'en finissent plus de s'éterniser et qui prennent un déviant plaisir à rouvrir toutes les blessures et les plaies péquistes. Cette émergence des «collants à mouche» (Chrétien, Dion, Parizeau, Landry, Charest) des antichambres du pouvoir suprême et de la gouvernance dirigiste et exclusiviste, est une affliction atypique de la Nation québécoise, si verbeusement, si creusement et si faussement définie, cette Nation, suivant les diktats des ambitions personnelles de certains patriotards aux ego théistes démesurés. Certains diront que c'est latin d'être vindicatifs, émotifs, emportés. Je crois que ça vient plutôt de la Rome antique, alors que des poussahs compulsifs s'offraient en spectacles quotidiens, quelques chrétiens livrés aux lions du Colisée de leur omnipotence. L'hystériose du pouvoir divinisé des ex cathedra et du dénombrement des victimes, se propage ! Elle bat son plein.
C'est ce qui a fait craindre le pire, avec le nationalisme spécifiquement sélectif et réservé à certains intellos et autres teignes $$$ de la tapisserie de l'élitisme dont ont tenté de couvrir le Québec, le fondamentaliste Républicain Parizeau et l'intégriste et sécessionniste Souverain Landry. Chez les libéraux du Canada, c'est aussi ce qui fait actuellement craindre le pire, avec l'intolérance rigoriste que transpire l'obstination obtuse de bec-sec Dion, celle de se ficeler à la banquette de la chefferie libérale canadienne abracadabrante et aux limites du dysfonctionnel, dans le seul but pitoyable de bloquer Ignatieff, à la faveur d'un Bob Ray qui n'est jamais arrivé à se recycler.
À l'heure actuelle, à et au Québec, on est également aux prises avec «le phénomène rouge» de cette même émergence de l'opiniâtreté arrogante, de l'entêtement suffisant et de l'obstination crâneuse. C'est également ce qui fait craindre le pire, avec le faux nationalisme du fédéraliste Charest qui remplit les loggias de l'élitisme libéral maxi sélectif et exclusif, qui règle la montre de son devenir à celle du devenu multi milliardaire Desmarais, l'horloger du pouvoir privé, le «parrain» des Chrétien, Sarkozy et Charest, entre autres adoptions de la confortation des omnipotents fortunés et de leurs influx sur la réduction de la démocratie, ayant réussi à en faire un simple sujet de conversation. Le même Charest que les sondeurs maintiennent aux plus hautes niches de la considération médiatique lécheuse et des révérences populistes, aux lendemains de l'extravaganza des élites des francofolies intercontinentales qui sont venues s'exploser à Québec, extravaganza dont l'affichage des verbiages et l'étalage des coûts faramineux d'un choquant spectacle de l'inutilité et d'une provocante parade de l'inanité, furent un pied de nez à une folle récession et aux ravages du déséquilibre financier et de la chute des économies qu'elle provoque. On a même poussé la sectaire loufoquerie de la Francophilie jusqu'à parler du «Mystère de Québec» et de ses «Miracles» ^que le planétaire Labeaume a pris à son compte.
Au regard des comportements du déchu devenu pontife Dion, j'ose croire que l'Intelligentsia libérale du Canada honorera toutes les raisons qu'elle a de souhaiter bonne chance au recteur Dion que l'Université Laval s'empressera de doctoriser très honorablement avant que ses vendanges 2008 ne viennent à leur terme. En prenant grand soin de rédiger le bref discours d'adieu de celui qui se prenait pour un pope, les hautes instances du PLC doivent, à très court terme, lui imposer la sortie principale, parce que, autant pour Dion que pour le PLC, c'est par là que ça doit passer. Par contre, le problème du PLC demeure entier, quant au choix rationnel de celui qui assumera la légitimité et la crédibilité d'un chef donnant à l'Opposition ses lettres de créance et de crédit.
Gerry Pagé
Ville de Québec
