Vos réactions
En réponse à M. François Gerin
J'utilise les commentaires du Devoir pour vous répondre.
Si j'avais eu votre adresse personnelle, je n'aurais pas utilisé ce service pour un message personnel.
Moi, aussi, M. Gerin, j'utilise avec beaucoup de réserve les termes "sottises et absurdité".
Je n'ai que repris le terme du message de M. Rino St-Amand.
Je me suis servi de son "sottises" pour m'expliquer et pour faire ressortir la faiblesse de sa démarche.
Cela étant dit, je partage entièrement votre avis sur le choix des termes.
J'ai, bien sûr, utilisé le terme absurde et absurdité concernant l'idée que le vote bloquiste puisse aller aux réformistes. Ce n'est nullement une attaque contre qui que ce soit, mais un qualificatif très adéquat pour décrire l'absurdité de cette idée.
Il ne faut pas confondre le discours et le débat "énergique" avec l'insulte.
Les mots forts ont toujours leur place dans la confrontation d'idées, mais sont toujours déplacés dans les attaques personnelles (bien sûr, je parle du mollusque Dion, du ... Harper, mais bon, lorsqu'on devient un personnage politique en vue, le personnel cède la place au "secteur public")
Vous ne m'apprenez rien lorsque vous me dites :
« Je suis désolé de vous apprendre cette mauvaise nouvelle, mais vous n'avez pas le monopole de la vérité.»
Je sais très bien que je n'ai pas le monopole de la vérité et vous non plus.
Qu'est-ce donc que LA vérité?
Il faut aller à l'église ou voir des sectes pour penser la trouver!
Je sais pertinemment que le Québec sera toujours minoritaire dans le Canada. C'est pourquoi je suis indépendantiste.
Mais mon propos concernait l'élection fédérale de ce Canada dans lequel nous sommes et des enjeux importants qui nous sont communs à nous Québécois et à eux Canadians.
L'indépendance ne se fera pas à Ottawa, M. Gerin.
Elle se fera au Québec.
Par contre, le gouvernement canadien, d'ici à ce que nous soyons indépendants, nous aurons à subir ses décisions. Voilà pourquoi il faut prendre les moyens pour les influencer de notre mieux.
À mon avis, le Bloc n'était pas notre meilleur outil.
Mais, tout comme vous, je respecte vos opinions.
Observons, bien sagement, tous les deux, le déroulement des activités politiques canadiennes.
Observons comment le Bloc défendra nos intérêts et sera en mesure de faire "plier" le régime Harper sur des points qui nous sont sensibles.
Merci pour vos remarques, M. Gerin.
Serge Charbonneau
Québec
