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Case départ

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Pierre-Serge Gagnon
Envoyé Le mercredi 15 octobre 2008 17:00



Chroniqueurs, commentateurs et éditorialistes nous présentent les résultats de cette dernière élection comme la manifestation de la volonté des canadiens. Comme si nous nous étions consultés et que nous avions décidé dans notre grande sagesse qu'il valait mieux reporter au pouvoir un gouvernement minoritaire, en l'occurrence celui de M. Harper.

Je crois plus simplement que nous revenons à la case départ uniquement parce que le parti libéral n'a toujours pas de leader capable de réunifier les troupes et d'articuler un projet rassembleur. Il me semble impensable que les libéraux n'aient pas su capitaliser sur le bilan éminemment contestable de l'administration sortante. Culture, développement régional, crise manufacturière, Kyoto, Khader, Chine, Liban, droits des autochtones, baisse improductive de la tps, censure... la liste est longue de dossiers qui auraient du permettre au parti libéral de s'imposer à l'agenda électoral des canadiens.

Cette incapacité chronique des libéraux a permis au bloc de maintenir sa députation, au NPD d'améliorer son sort et aux conservateurs d'être reportés au pouvoir, mais sans la majorité qu'ils escomptaient bien obtenir, quoiqu'en dise M. Harper. Bref, trente et quelques jours plus tard, 300 millions plus tard, nous revenons à la case départ, avec en prime un autre départ, celui inévitable de M. Dion.

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