Le discours prononcé par François Fillon le 3 juillet à Québec est remarquable. On y sent presque la plume d'un grand écrivain du XXe siècle: Charles de Gaulle. Par cette pièce d'éloquence, le Premier ministre de la République se positionne réellement parmi les trops rares gaullistes de l'UMP (parti qui a refondu l'ancien RPR du gaulliste Chirac). Par contre (malheureusement), ce discours du 3 juillet a presque passé inaperçu. À tout le moins, on a banalisé son importance. Serait-ce qu'il était trop nationaliste pour nos amis les médias?
En prononçant de tels mots, en faisant preuve d'un tel amour envers le Québec, l'hyper-président créerait-il un incident diplômatique, digne de 1967?