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Sarkosy : le principe de Peters, François Piazza

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Francois Piazza
Envoyé Le mardi 14 octobre 2008 11:00



Nicolas Sarkozy tout en étant intelligent , est un verbo-moteur opportuniste. Sincère sur l'instant, il s'affirme en se contredisant, avec la meilleure foi du monde : il ne se rappelle plus ce qu'on lui à fait dire car il n'écrit pas ses discours, qu'il ponctue de «Moi.. Je ».
Doué d'une ambition démesurée, excellent politicien, ( c'est un tueur ) il est arrivé au pouvoir en vulgarisant le programme de ses amis de droite : la fameuse rupture qui tend - rien de moins!- a changé la République dans le sens de ses amis.
Le pouvoir obtenu, il a dérapé jouant tour à tour le héros du jet-set, puis ensuite le catholique convaincu ( Benedict XVI oubliant qu'il a divorcé deux fois ) pour enchaîner sur le défenseur du capitalisme national avant de pourfendre les « patrons voyous».
La vérité est qu'il n'est pas compétent pour exercer ses fonctions : méprisant les élus qui le soutiennent ( j,Pierre Raffarin ( «il m'agace !) Michèle Alliot-Marie ± « Elle est nulle ! » Bernard Koutchner ( « Question carpette, il en fait un peu trop» ) ) ses ministres, il fait diriger la France par sa cour, des conseillers non-élus et venant du privé.
Coupé du peuple, il incarne la dérive de la Constitution : on frôle le régner du bon plaisir, avec l'accord de ce qu'il croit être ses pairs à savoir les grands capitalistes.
Tout content de retrouver ses grands amis - la famille Desmarais dans laquelle il a séjourné souvent et chez qui il a rencontré Jean Charrest, on peut s'attendre, de sa part à
Québec, un de ces discours dont Henri Guaino, son parolier, a le secret : vibrant, percutant et surtout sans conséquences importantes. Sincère, sur l'instant, convainquant sans être convaincu, ce tribun ne cherche que des effets de foule.
Au fond, il s'est trompé de métier. Le texte de Plamandon lui va comme un gant : il veut être un anarchiste vivant comme un milliardaire. Ce qu'il fait dans son rôle de président. Il s'est trompé de métier !

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