Faut peut-être aussi enlever cette «auréole de sainteté» que plusieurs placent sur la France. C'est vrai qu'en tant que francophones nous avons beaucoup en commun avec elle, particulièrement en matière de culture, mais il ne faut pas oublier non plus que la France a son propre passé colonial et que la Nouvelle-France était une colonie française avant de passer à la Grande-Bretagne, avec l'accord de la France (Traité de Paris de 1763). Beaucoup de pays dit «francophones» sont des anciennes colonies françaises, comme nous, et leur identité est maintenant bien différente de celle de la France. Par exemple, ici, en Amérique du Nord, les influences autochtone, anglaise et autres ont aussi influencé et imprégné l'identité franco-canadienne. Nous sommes aussi responsables que la France de sauvegarder notre langue et notre culture - quel que soit son rang dans le monde, ce n'est pas une question d'impérialisme - et si la France choisit une autre direction, cela ne nous empêche pas de continuer à promouvoir et à être fiers de notre langue et de notre culture. Nous n'avons pas besoin de la «bénédiction» de M. Sarkosi.