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Il n'y a pas que le G8

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Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Envoyé Le mardi 14 octobre 2008 09:00



Il est dommage que la Conférence Internationale d'Économie Politique, ayant pour thème: Réponse du Sud à la crise économique mondiale, n'ait pas été couvert par nos médias.

Fonctionnaires et experts économiques de 17 pays étaient présents à Caracas pour ce forum qui s'est déroulé du 8 octobre au 11 octobre 2008. Argentine, Australie, Belgique, Canada, Chili, Chine, Corée du Sud, Cuba, Équateur, Espagne, États-Unis, France, Angleterre, Mexique, Pérou, Uruguay et Venezuela étaient représentés.

La principale conclusion de cette rencontre fut l'urgence de nationaliser les banques latinos-Américaines avant que le capital de celles-ci serve à palier à la crise des banques des pays "développés" du Nord.
En sauvant les banques des pays industrialisés du nord, de graves conséquences pour l'économie des pays "en développement" peut en résulter.
Dévaluation de leur monnaie, exploitation accrue des travailleurs, chômage et aggravation de la pauvreté sont au menu.

Les solutions envisagées par les pays industriels en crise, entre autres le plan Paulson, ont pour effet d'augmenter la concentration du capital et ne sauveront que quelques secteurs privilégiés.
On peut même entrevoir une tendance à un autoritarisme accentué dans le fonctionnement du capitalisme sauvage qui sévit depuis la mise en place des politiques néolibérales.

Les représentants à ce forum ont trouvé inéluctable de réformer l'architecture économique mondiale.

Les principales actions envisagées suite à cette rencontre:

- Informer et mobiliser la population de chaque pays, sur les répercussions de la crise ainsi que sur les actions à envisager.

- Nationaliser les principales banques afin d'éviter la fuite des capitaux, car les principales banques du Sud sont des succursales des banques du nord comme le groupe Santander (Espagne), ScotiaBank (Canada), Citigroup (ÉU). Celles-ci pourraient transférer de grosses sommes vers leur maison mère et ainsi réduire d'autant les liquidités nécessaires à la bonne marche des économies du sud.

- Se doter d'instruments pour contrôler la dévaluation des monnaies locales.

- Tenter d'utiliser les monnaies locales pour les transactions entre les pays du Sud afin d'éviter d'être à la merci de la devise américaine.
(comme l'entente signée lundi le 6 octobre 2008, entre l'Argentine et le Brésil)
http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/33606-NN/brasil-y-argentina-estrenan-sistema-de-pago-con-moneda-local/

- La création d'un fond monétaire alternatif du Sud pour remplacer le FMI

- Mettre en place un fond régional d'urgence sociale pour sécuriser immédiatement la souveraineté alimentaire et énergétique.

- Orienter les secours économiques, non pas aux banques, mais vraiment pour secourir la population afin de maintenir les services publics prioritaires comme la sécurité d'emploi, les pensions, les services de santé et d'éducation et le logement abordable.


Selon ce forum, la crise économique actuelle a clairement mis en lumière la complicité entre le FMI, la Banque mondiale, la BID (Banque interaméricaine de développement) et les grandes banques multinationales. Ils sont responsables de la crise actuelle et des terribles conséquences sociales.


Serge Charbonneau
Québec

http://www.cadtm.org/spip.php?article3783

http://souslerocher.canalblog.com/

Pour avoir l'intégralité du texte de la « Declaración Final. Conferencia Internacional de Economía Política: Respuestas del Sur a la Crisis Económica Mundial »
http://www.aporrea.org/internacionales/n122156.html

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