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Force et faiblesse du minoritaire

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Jean Pierre Bouchard
Envoyé Le samedi 11 octobre 2008 21:00



J'ai l'impression que madame Bombardier joue avec les mots pour le plaisir sans vraiment dire quoi que ce soit. Tout son texte transpire d'une ambivalence qui au bout du compte ne réussit au mieux qu'à suggérer des fragments d'hypothèse sur tel ou tel aspect.

Ce qu'elle réussit presque à dire lorsqu'on fait la relecture de l'article c'est que le sentiment national québécois est un phénomène étrange, peut être bien dit t'elle en le chuchotant que ce sentiment national pourrait être identifiée à une pathologie des mentalités.
Nous y voilà donc une pathologie affectant tout un peuple.

Mais D.Bombardier, vous devriez savoir qu'une condition de nation minoritaire exige des positions défensives seules en mesure de préparer l'époque propice où l'offensive redevient possible. Penser la pathologie originelle ou génétique précisément d'une nation ou d'un individu ne suscite que rumeurs, collection de préjugés ne consiste qu'à la création d'identités péjoratives. C'est l'histoire et ses événements post traumatiques qui procure les clés de compréhension de la situation des peuples comme d'ailleurs de celle des individus.

Alors oui, dans ce cadre préférablement avec des avancées, mais aussi des reculs et des demi succès, le Bloc joue son rôle à Ottawa. Pendant qu'au Québec, les forces souverainistes plus discrètes se concentrent présentement sur la situation de Montréal en tant que ville francophone d'avenir. Voilà une situation préoccupante qui réclame des actions fortes pour les prochains mois et seul un gouvernement du PQ est en mesure de le faire. Le temps n'est pas à un référendum.

Et pour se maintenir encore dans la conjoncture politique mais à celle du Bloc, il ne faut pas se fier aux sondages, ils exagèrent toujours les intentions de vote pour celui ci. Il faudra voter mardi gens nationalistes parce que le Bloc Québécois ne peut se permettre d'être premier au Québec dans le parlement fédéral avec seulement 33 ou 34% des suffrages. Ce n'est pas suffisant en terme de mandat fort.

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