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Minoritaires québécois!

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Jean-Pierre Garceau-Bussières
Envoyé Le samedi 11 octobre 2008 11:00



Nous devons nous rappeler que les canadiens-français sont minoritaires dans le pays fondé par leurs ancêtres, et ce que ce soit en Acadie en 1604 ou à Québec en 1608, suite à la conquête et à l'application, en juin 1840, par l'Acte d'union ("The Union Act, 1840, An Act to reunite the Provinces of Upper and Lower Canada and for the Government of Canada, Statutes of Great Britain (1840) 4 Victoria, chapter 35") de la première étape de la doctrine d'assimilation de Lord Durham, la deuxième étape étant l'immigration anglophone.

"Le Bas-Canada doit être gouverné maintenant, comme il doit l'être à l'avenir, par une population anglaise." Lord Durham

Cette volonté d'assimilation et de contrôle est évidemment le fondement de la constitution, en 1867, du Canada actuel.

Cette même minorisation a permis en 1982 à Pierre ELLIOT Trudeau, ce mi-anglophone, et à son sbire Jean Chrétien, de rapatrier la Constitution sans l'accord du Québec et de lui imposer une Charte des droits destinée, avant tout, à protéger les droits individuels des anglophones du Québec au détriment des droits collectifs des québécois majoritairement francophones.

Le fils de Trudeau a récemment justifié la présence du Bloc québécois à Ottawa en prétendant, comme autrefois son père, que ce rapatriement avait été accepté par le Québec puisque 74 députés du Québec, sur 75, avaient voté en sa faveur! Soit les 72 députés québécois, avec l'heureuse exception de Louis Duclos, sous la coupe de son père et baillonnés par lui!

Tout comme les députés québécois de tous les partis fédéralistes le sont toujours en 2008!

Seule une présence forte du Bloc à Ottawa est susceptible de faire comprendre aux canadiens-anglais que, s'ils veulent se débarrasser des "enfants terribles du Canada" et avoir enfin leur gouvernement majoritaire, ils devront poser les actes qui pourraient justifier le Québec d'adhérer juridiquement à leur constitution de 1982.

Ou encore de cesser de tenter de mettre des embuches "claires à la Dion" aux québécois lorsqu'ils décideront démocratiquement de former un pays dans lequel ils seront enfin majoritaires, après maintenant 168 ans de minorisation!

Seule l'indépendance du Québec ou, à défaut, la constitution d'un Canada réellement confédératif composé de 5 États (C.B.,Prairies,Ontario, Québec et Maritimes) qui délégueront des pouvoirs centraux minimaux à un gouvernement confédéral et conserveront tous les pouvoirs non délégués, pourra enfin permettre aux québécois de cesser d'être minoritaires dans leur pays.

Jean-Pierre Garceau-Bussières

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