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La morale dans toute sa normalité du critique
Donner raison partiellement à des juges et censeurs voilà bien quelque chose de désolant d'autant que cinéma et littérature se servent de la réalité pour la transfigurer, lui donner un autre visage à travers la fiction. Depuis quand la fiction incite à l'apologie du crime? Falardeau ne mérite pas ce traitement, tout comme un Stanley Kubrick ou un réalisateur typique de films à la Hollywood, il devrait bénéficier de la même liberté.
Ayant accès à la souplesse libertaire de la caméra vidéo, un Robert Morin a fait de Pow,pow,pow, Noel, un récit qui traite d'un règlement de compte d'un fils avec son père qui l'a mal aimé, une quasi incitation au meurtre du père. Et pourtant cette immorale production vidéo en dit long sur les tourments qu'un père peut infliger à son fils rien que par le poids de son silence infini. La dramatique doit faire suer, pleurer et grincer des dents afin que sa révélation puisse se faire.
Ainsi alors, le critique ne tente pas de faire de la morale coincée avec la culture, celle que n'aime pas Harper qui parle du délinquant révolté contre la société qui l'a humilié depuis l'âge scolaire. Heureusement que de nos jours la rectitude politique ne l'emporte pas complètement qu'il y a comme une dissidence qui subsiste.
