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La politique, un fléau que le ciel envoya...
On nous annonce comme çà, sans gêne, que la facture finale de la mission en Afghanistan pourrait atteindre jusqu'à 18,1 milliards de dollars en 2011. 200 millions par année titre Le Devoir à la une. 1500$ par foyer canadien. Ce sont des coûts «substantiels» a dit naïvement le porte-parole gouvernemental : de 2001-02 à 2007-08, les coûts combinés des opérations militaires, de l'aide étrangère et des soins aux anciens combattants ont atteint entre 7,7 et 10,5 milliards. Il y a donc ici une marge de 2,8 milliards soit 35% de la facture dont in ne sait pas trop... Et ce n'est pas tout. La note pourrait même être plus salée puisque l'étude ne prend pas en considération les achats accélérés pour de nouveaux équipements, le salaire pour dangers imminents et les allocations en temps de guerre. M. Page n'a pu en tenir compte «étant donné l'absence de données fiables», a-t-il dit. De plus, il n'a pas intégré le coût du volet diplomatique de la mission et a évalué de façon conservatrice les coûts liés à l'invalidité et aux soins de santé des anciens combattants. Tout cela sous prétexte qu'il faut participer à cette « mission » chez les Talibans. Et je ne parle pas ici de corruption dans l'aide apportée par cette mission. On ne sait même pas quels ont été les vrais problèmes. On a fait la guerre sans savoir pourquoi. Quant à la réussite sur le terrain, un pas en avant et deux en arrière. Et voilà que l'autre, le pion Dion, qui en remet : nous aurons droit a plus de transparence s'il est élu. Ben voyons donc...
Je suis révolté. J'enrage. Je décroche. J'abandonne. Ce désabusement me conduit à l'apathie totale. Je ne crois plus en rien.
