Crise financière - Bush accueillera les ministres des Finances du G7 samedi
Mots clés : réunion, G7, Gouvernement, Économie, États-Unis (pays)
Washington -- Le président américain George W. Bush accueillera demain les ministres des Finances du G7, ainsi que les dirigeants du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, pour des discussions sur la crise économique, a indiqué hier la Maison Blanche.
M. Bush veut «entendre directement» les ministres sur «les démarches entreprises» pour faire face à la crise économique et souligner l'»importance pour les différents pays de travailler de manière coordonnée», a-t-elle ajouté.
Plus tôt dans la journée, le président américain a indiqué que son administration travaillait avec ses partenaires européens sur la «meilleure réponse possible» à donner, de manière coordonnée, à la crise mondiale. À l'issue d'un entretien à la Maison Blanche avec son homologue slovaque Ivan Gasparovic, M. Bush a déclaré à la presse: «Je lui ai assuré que les États-Unis prendront des mesures énergiques pour répondre à la situation actuelle».
Une réunion doit avoir lieu aujourd'hui à Washington entre les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni). Le Groupe des 20 (G20) se réunira également demain à Washington en marge des réunions d'automne du FMI et de la Banque mondiale.
Le président américain «est ouvert à l'idée» émise par le président français Nicolas Sarkozy d'organiser une réunion d'urgence sur la crise avant la fin de l'année, mais son attention se porte en ce moment sur la façon la plus rapide de calmer l'agitation sur les marchés mondiaux et de mettre un terme à la crise internationale du crédit, selon Dana Perino.
Alors que les pouvoirs publics américains n'excluent plus désormais de prendre des participations directes au capital des banques, Mme Perino a affirmé: «Ces injections de capital sont quelque chose que le secrétaire (au Trésor américain Henry) Paulson est en train d'examiner activement», a indiqué la porte-parole sans donner plus de détails.
«Nous utiliserons tous les outils qui nous ont été donnés (dans le plan de sauvetage voté par le Congrès) pour une meilleure efficacité, y compris renforcer la capitalisation d'institutions financières de toutes tailles. Nous concevrons des programmes encourageant des institutions saines à participer», avait déclaré M. Paulson mercredi lors d'une conférence de presse.
L'État britannique a proposé mercredi aux banques une entrée à leur capital à hauteur de
50 milliards de livres au total, ce qui se traduira par une nationalisation partielle pour celles qui recourront à cette option.

