L'ancien premier ministre de la France, Léon Blum, l'a bien expliqué au procès de Riom en disant que la crise en était une de répartition des richesses : « Surproduire ? Produire trop ? Trop relativement à quoi ? Certainement pas relativement aux besoins de l'humanité, mais trop par rapport à la possibilité de consommation, c'est-à-dire à la faculté d'achat. Et nous sommes arrivés, en effet, à un point, à un état de l'histoire du monde où par suite du progrès continu de l'industrie et de la technique, par suite aussi d'un mauvais système de répartition des richesses, l'appareil de production crée plus de richesses qu'il n'est capable d'en répartir, et que la masse des consommateurs n'est capable d'en absorber.»