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M. Trudel et M. Harper, même combat des gros bras petite tête

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Linda Hart
Envoyé Le mardi 07 octobre 2008 11:00



M. Trudel sait qu'Omar Khadr est coupable, il le sait, comme son héros Harper le sait, comme le Reform Party d'Alberta qui gouverne à Ottawa le sait, il le sait parce qu'il communique directement avec Dieu et qu'il l'a vu dans ses rêves. M. Trudel et M. Harper condamnent une personne avant qu'elle ait fait l'objet d'un procès. M. Trudel et M. Harper savent qu'au Canada un accusé demeure innocent tant que la Couronne n'a pas démontré sa culpabilité hors de tout doute raisonnable. Voilà ce qui leur fait peur, la justice d'un pays civilisé, que M. Harper n'est pas encore parvenu à dépraver pour la faire ressembler à celle de Guantanamo.

M. Trudel est tellement décérébré par les slogans reform...istes qu'il ne s'interroge jamais, il n'a pas le moindre doute, Khadr est coupable voilà tout. Si Kahdr est si évidemment coupable, M. Harper qui connaît le dossier ne devrait avoir aucune crainte de le ramener au Canada pour qu'il y subisse un procès en bonne et due forme. Peut-être que le dossier contre Kahdr n'est pas aussi solide que M. Harper le prétend et que la seule façon de se débarrasser de lui c'est qu'il subisse un semblant de procès ailleurs ? Peut-être que M. Harper craint ce qui pourrait ressortir du dossier de Khadr ? Mais comme il n'y a pas de place pour la réflexion et pour le questionnement dans le cerveau de M. Trudel, tout embourbé de slogans, de lieux communs et d'idées préconçues, il préfère bêler avec le chef du Reform et continuer à ânonner des âneries.

Omar Khadr est un citoyen canadien et un enfant soldat, deux excellentes raisons pour le ramener chez lui et qu'il subisse un procès dans un pays civilisé.

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