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M. Trudel, les slogans et les lieux communs (x ième édition)

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Linda Hart
Envoyé Le lundi 06 octobre 2008 14:00



M. Trudel, vous aimez M. Harper juste parce qu'il nous a fait la charité. Vous vous fichez éperdument que ce gouvernement Reform soit particulièrement étroit d'esprit et très à droite, que ses politiques soient calquées sur celles de Bush et que M. Harper soit probablement le premier ministre le plus autoritaire et le plus opaque qu'ait connu le Canada.

Je vous rappelle que M. Harper n'a pas réglé le déséquilibre fiscal ; que le fonctionnaire qui va prendre son café dans les corridors de l'UNESCO n'est qu'une potiche ; que la patente de nation québécoise n'est qu'un concept vide que M. Harper ne veut pas enchâsser dans la constitution et qu'il n'a amené devant le Parlement que pour prendre le Bloc de vitesse. Ce concept est tellement vide que tout le monde a voté en faveur, c'est vous dire jusqu'à quel point il ne contient pas grand-chose et même s'il ne contient pas grand-chose, M. Harper refuse de l'intégrer dans la constitution là où cela compte vraiment.

M. Harper se fiche des québécois, il ne veut que leur vote. Le Reform est un parti dont la direction est en Alberta et qui est là pour avantager les pétrolières (le lobby du pétrole est plus florissant que jamais à Ottawa et les ministres conservateurs copinent sans aucune retenue avec les lobbyistes pétroliers), pour appliquer des politiques ultra-conservatrices de répression des individus, pour accentuer le repli gouvernemental et favoriser le libre marché et pour faire échouer toute tentative de politique environnementale.

Ceux qui aiment les slogans et les lieux communs, les paresseux qui croient n'importe quelle connerie, qui ne veulent pas se donner la peine de réfléchir et de voir plus loin que le bout de leur nez ; ces gens-là votent Reform. Les autres se chargeront de sauver ce pays le 14 octobre en votant systématiquement de manière à battre à tout prix ce gouvernement qui n'a rien à faire dans notre pays et qui doit être renvoyé d'où il vient, en Alberta.

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