Vos réactions
Réflexion surgie des commentaires (Savard, Morissette, Bouchard)
Non, ce n'est pas n'importe quoi M. Savard.
Stephen Harper a déjà détruit en partie ce qu'était le Canada.
Le Canada était l'instigateur des Casques bleus. Le Canada avait une armée pour protéger la paix. Aujourtd'hui, le Canada, à l'instar des ÉU, a une armée d'agression.
La défense au Canada était en fonction de ses besoins de défense. Aujourd'hui, le budget de la défense s'est transformé en budget de l'attaque. L'image et la réputation du Canada ont été détruites.
Les droits de la personne se détériorent aussi considérablement. Peu à peu comme un rouleau compresseur avançant de façon presque imperceptible, mais constante, le régime Harper promulgue des lois minant peu à peu les droits et libertés. Désormais, on peut limiter les libertés et même détenir des personnes sans qu'elles puissent avoir accès, ni elles ni leurs avocats, à leurs accusations. Sous le couvert du "secret d'État", on peut commettre les pires injustices, et ce, dans le secret le plus total.
Bien des points pourraient étayer que le Canada se détruit peu à peu.
Il est vrai que la question: "Pourquoi voulez-vous détruire le Canada, M. Harper?" est peut-être inadéquate, parce que Stephen Harper se fout du Canada. Il ne fait que mettre au pas cette région du nord pour qu'elle suive les principes moraux et rentables d'un monde dominé par le bien (sic).
Pour M. Morissette qui trouve que la gauche et la droite sont des concepts anachroniques, j'aimerais lui rappeler qu'au-delà des mots, les valeurs existent et sont immuables.
On peut toujours dire que les termes, gauche ou droite, représentent des concepts du passé et qu'il faut désormais être de son temps et abandonner ces "idées" dépassées, mais les idéaux de référence ne changent pas.
Sa réflexion reflète une triste réalité. Il nous fait constater que la définition de ce qu'est gauche et droite est bien mal comprise, voire totalement inconnue.
En ce temps de grand bouleversement de société (économique, religieux et social), de savoir clairement ce que représentent les idées dites de gauche et celles dites de droites, devient primordial.
Les médias, les penseurs, les intellectuels, ceux qui ont des chaires pour discourir, ne font pas leur boulot d'enseignement. Les gens sont devenus ignorants des enjeux de société. Ils conçoivent la gauche et la droite à travers les clichés. Ils ont perdu de vue la profondeur des concepts. Le terme "gogauche" a fait son chemin dévastateur.
Les concepts économiques ont aussi perdu de leur essence. Capitalisme, socialisme, communisme, qui donc peut dire clairement les forces et les faiblesses de chacun de ces systèmes?
La diabolisation stratégique de certains thèmes ou concepts, la sanctification de certains autres ainsi que le détournement de la signification de plusieurs autres (démocratie, liberté, droits humains), en viennent à fausser les perceptions des valeurs et de la simple réalité.
Il est rassurant de voir que M. Morissette en essayant d'élaborer son point de vue, en vient à une conclusion opposée à son introduction. Il en vient à dire que, oui, la gauche et la droite existent bel et bien et qu'on peut, sans l'ombre d'un doute, qualifier certaines politiques de gauche ou de droite.
M. Jean-Pierre Bouchard dit:
«Attention. Harper, son modèle est Bush, ce n'est pas Hitler.»
J'aimerais poser la question aux gens d'Irak, d'Afghanistan ou à tous ceux qui vivent au Moyen-Orient ou qui sont Arabes ou musulmans, à savoir: "Qui donc est, selon vous, le pire, Bush ou Hitler?"
Bien sûr que cette même question en Israël, aurait une réponse différente.
De comparer l'intensité de la folie de ces êtres inhumains est stupide. Comme s'il fallait atteindre le plus haut degré d'intensité d'atrocité établi, pour alors être considéré comme un être immonde et un personnage à vertement dénoncer.
Non, Bush n'est pas Hitler, comme Duvalier, n'est pas Pinochet, comme Mussolini n'est pas Marcos, comme... Il y a en tant... comme si les atrocités de l'Histoire voulaient constamment renaître de leurs cendres, tel un phénix malicieux et immortel.
Bush n'est pas Hitler, mais il faut dénoncer ses atrocités.
Harper n'est pas Bush, mais il faut dénoncer ses dangereuses dérives et son absence de morale face aux atrocités.
Serge Charbonneau
Québec
