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Pour une coalition contre le néoconservatisme

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Gilbert Talbot (gilbert.talbot@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 03 octobre 2008 15:00



Suite à ces deux débats, je dirais que le plus menaçant est ce que M.Harper n'a pas dit ou n'a pas osé dire. Qu'est-ce qu'il va faire après les élections s'il est élu chef du gouvernement canadien ? Et là il faut s'attendre au pire, parce que nous avons affaire à un premier ministre cachotier. Que va-t-il faire face à la crise économique majeure que tout le monde anticipe sauf lui... en apparence ? Car vous pouvez être sûr que son plan est prêt et qu'il ne va le dévoiler que lorsqu'il sera élu et ce plan ressemblera étrangement à ce que Bush et Co trame actuellement aux USA, sous prétexte de l'urgence d'agir.

Face à cette menace réelle, il faut non seulement voter stratégiquement contre les conservateurs, mais il faut aussi que se forme une coalition politique des partis d'opposition pour former un prochain gouvernement majoritaire, un précédent au Canada à ma connaissance, mais un précédent imposé par une crise économique sans précédent. J'en appelle donc à tous les chefs de partis d'opposition de faire taire leurs gros égos partisans et développer ce sens de l'État, que M. Dion rconnaissait à M. Duceppe, lors du débat français. Il faut, vous aussi M. Dion, faire preuve de ce sens de l'État et reconnaître, comme vous êtes capable de le faire, que la Raison d'État vous demande de vous entendre avec les chefs des autres partis d'opposition et particulièrement avec monsieur Layton, pour s'opposer à la menace néocoservatrice et participer, avec grand plaisir, au premier gouvernement de coalition canadien.

Unissons nos voies !

Gilbert Talbot
gilbert.talbot@videotron.ca

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